Date : 2025
Type : Livre / Book
Type : Thèse / ThesisLangue / Language : français / French
Immunothérapie anticancéreuse -- Chez la personne âgée -- Effets secondaires
Inhibiteurs de points de contrôle immunitaire
Immunothérapie -- effets indésirables
Inhibiteurs de points de contrôle immunitaires
Évaluation des pratiques médicales par des pairs
Résumé / Abstract : Contexte : 50% des cancers sont diagnostiqués chez des patients de > 65 ans, taux qui pourrait atteindre 70% dans la prochaine décennie. Le vieillissement est associé à plus de fragilités et à une altération de la surveillance immunitaire appelée l’immunosenescence. Des études rapportent une efficacité conservée de l’immunothérapie chez les sujets agés, ainsi qu’un profil de toxicité sévère rassurant, cependant les données restent limitées. L’objectif de l’étude est d’analyser l’incidence des effets indésirables immunomédiés (irAEs) de grade ≥ 2 chez les patients ≥ 70 ans en comparaison aux patients plus jeunes. Matériel et Méthodes : Les patients traités par un inhibiteur de checkpoints immunitaires en mono ou bithérapie au Centre Oscar Lambret entre 2017 et 2022 pour un cancer au stade avancé ont été inclus dans cette étude. Nous avons analysé rétrospectivement l’incidence des irAEs à partir du grade 2 selon l’âge entre les groupes < ou ≥ 70 ans, avec reclassement des données de toxicité par un médecin interniste. Les pratiques oncogériatriques ainsi que les conséquences de la toxicité ont été analysées. Résultats : Parmi les 473 patients, 148 patients (31.8%) ont présenté des irAEs de grade ≥2 sans différence selon l’âge (32.5% dans le groupe < 70 ans vs 27.7% dans le groupe plus âgé. La toxicité rhumatologique était plus fréquente chez les patients de ≥ 70 ans. Le taux d’irAEs de grade ≥ 3 était de 10.1% et le taux d’hospitalisation pour toxicité d’environ 30 %, similaire entre les 2 groupes. Le score G8 a été réalisé chez 1/3 des patients et celui ci était pathologique dans 2/3 des cas. Conclusion : Profil de tolérance rassurant des irAEs de grade ≥ 2 chez les patients de > 70 ans en comparaison à un groupe plus jeune. Pas de sur-risque de toxicité sévère, de conséquences en lien avec toxicité, hormis une susceptibilité à la toxicité rhumatologique. On retrouve une sous utilisation des outils d’oncogériatrie.