Date : 2025
Type : Livre / Book
Type : Thèse / ThesisLangue / Language : français / French
Anticancéreux -- Effets secondaires
Poumon -- Cancer non à petites cellules -- Chez la personne âgée
Carcinome pulmonaire non à petites cellules -- thérapie
Biothérapie -- effets indésirables
Accès en ligne / online access
Résumé / Abstract : Le cancer du poumon demeure la première cause de mortalité par cancer et touche une population de plus en plus âgée. L’arrivée des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI) a transformé son pronostic, mais leur utilisation chez le sujet âgé reste délicate en raison de la fragilité, des comorbidités et de la polymédication, qui influencent la tolérance comme l’efficacité. Cette revue systématique, menée selon la méthodologie PRISMA à partir de PubMed, Embase et Web of Science, a permis d’identifier et d’analyser 16 études sélectionnées. Cette revue systématique analyse les données disponibles sur les toxicités immunoinduites (irAEs) dans cette population fragile. Les atteintes pulmonaires apparaissent plus fréquentes et plus sévères chez les ≥75 ans. Les complications cardiaques et neurologiques restent rares, mais graves et favorisées par les antécédents cardiovasculaires, neurologiques ou les associations d’ICI. Les toxicités digestives et hépatiques montrent des profils contrastés : certaines études soulignent une incidence accrue ou des conséquences plus lourdes chez les sujets âgés, tandis que d’autres rapportent des taux plus faibles ou protecteurs. Les atteintes endocriniennes semblent globalement indépendantes de l’âge. Les toxicités hématologiques et rénales, bien que moins fréquentes, sont amplifiées par l’âge avancé, la polymédication et la fragilité. Enfin, les manifestations cutanées constituent l’un des domaines où un surrisque significatif chez les personnes âgées est clairement établi. L’enjeu est d’optimiser l’usage des immunothérapies chez les patients âgés en alliant efficacité, sécurité et qualité de vie. Enfin, le développement de biomarqueurs et d’études prospectives spécifiques aux sujets âgés apparaît comme une priorité pour optimiser l’usage des immunothérapies dans cette population fragile.