Nouveaux nés hypotrophes à terme : impact du dépistage échographique anténatal sur l’adaptation à la vie extra utérine : étude rétrospective comparative dans une maternité de niveau III, sur l’année 2022 / Mathilde Chausson ; sous la direction de Pierre-Louis Forey

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Hypotrophie foetale -- Dépistage

Foetus -- Échographie

Anoxie fœtale

Nouveau-nés dysmatures

Hôpitaux -- Services de gynécologie et maternité -- Grenoble (Isère)

Hôpitaux d'enseignement -- Grenoble (Isère)

Classification Dewey : 610

Forey, Pierre-Louis (1989-.... ; gynécologue-obstétricien) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Riethmuller, Didier (1963-.... ; gynécologue-obstétricien) (Président du jury de soutenance / praeses)

Université Grenoble Alpes (2020-....) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Résumé / Abstract : Objectif - Le retard de croissance intra utérin (RCIU) est une pathologie fréquente, à l’origine d’une morbi-mortalité néonatale importante. L’échographie obstétricale reste une méthode de dépistage imparfaite des RCIU, avec seulement 20% de dépistage anténatal en France. L’objectif de cette étude était de déterminer l’impact du dépistage échographique sur la prise en charge des nouveaux né hypotrophe singleton, vivants, à terme au CHU de Grenoble Alpes. Matériel et méthodes – Il s’agissait d’une étude rétrospective menée sur l’année 2022 au CHUGA, maternité de niveau 3, portant sur les nouveaux nés singletons, vivants, né entre 37 SA et 41 SA + 6 jours, hypotrophes, qu’ils soient dépistés ou non en anténatal. Nous avons constitué deux groupes : un premier groupe incluant les nouveau nés hypotrophie dépistés en anténatal et confirmé à la naissance et un deuxième groupe incluant les nouveaux nés hypotrophes diagnostiqués à la naissance et non dépisté en anténatal. Le critère de jugement principal portait sur l’évaluation de l’hypoxie néonatale ( pH ≤ 7,1 ; APGAR à 5min ≤ 7 ; hospitalisation en néonatalogie ou réanimation néonatale). Le critère de jugement secondaire évaluait le taux de déclenchement et de césarienne. Résultats - Au total, 171 patients ont été inclus : 57 cas dans le groupe 1 et 114 dans le groupe 2. Le taux de dépistage était de 33%. Il n’y a pas de de différence significative concernant les l’état néonatal (15% de critères de gravité, p=0,21) ni sur les modalités de naissance, avec des taux de césariennes (15%, p= 0,5) et de déclenchement (33%, p=1), similaires dans les 2 groupes. Cependant, les hypotrophes sévères (≤3ème pc selon AUDIPOG) représente 71% des complications néonatales, alors qu’ils ne représentent que 44% de notre population et que le taux de dépistage est plus important dans ce groupe (50%) Conclusion - Cette étude ne met pas en évidence de différence significative concernant le diagnostic d’une hypoxie néonatale ni sur les modalités de naissances chez les nouveaux nés hypotrophes à terme, qu’ils aient eu un suivi spécifique ou non. Cela interroge sur la place de l’échographie du troisième trimestre dans le dépistage des RCIU et sa qualité. Le changement récent de courbes de croissance fœtales a pour but d’améliorer ce dépistage afin prendre en charge au mieux cette population fœtale et réduire la morbi mortalité néonatale, véritable enjeu de santé publique.

Résumé / Abstract : Objective - Intrauterine growth restriction (IUGR) is a common condition that leads to significant neonatal morbidity and mortality. Obstetric ultrasound remains an imperfect method for the screening of IUGR, with only 20% of antenatal detection in France. The purpose of this study was to determine the impact of ultrasound screening on the management of singleton term neonates with low birth weight at the Grenoble Alpes University Hospital. Materials and Methods - This was a retrospective study conducted in 2022 at the level 3 maternity unit of CHUGA, focusing on live-born singleton neonates born between 37 weeks of gestation and 41 weeks + 6 days who were small for gestational age, whether detected antenatally or not. Two groups were formed: one including neonates with antenatally detected and confirmed at birth low birth weight, and another including neonates with low birth weight diagnosed at birth and not screened antenatally. The primary outcome was the assessment of neonatal hypoxia (pH ≤ 71; 5-minute APGAR ≤ 7; hospitalization in neonatology or neonatal intensive care). The secondary outcome assessed the rates of induction of labor and cesarean section.Results - A total of 171 patients were included: 57 cases in group 1 and 114 in group 2. The detection rate was 33%. There was no significant difference regarding neonatal status (15% with severity criteria p=0.21) nor on the modes of birth with similar cesarean rates (15% p=0.05) and induction rates (33% p=1) in both groups. However, severe growth-restricted neonates (≤3rd percentile according to AUDIPOG) accounted for 71% of neonatal complications, while they only represented 44% of our population, and the detection rate was higher in this group (50%). Conclusion - This study did not reveal a significant difference regarding the diagnosis of neonatal hypoxia or the modes of birth in term growth-restricted neonates, whether they had specific follow-up or not. This raises questions about the role of third-trimester ultrasound in the screening of IUGR and its quality. The recent change in fetal growth charts aims to improve this screening to better manage this fetal population and reduce neonatal morbidity and mortality, a real public health challenge.