Grandeur et servitudes du bien commun : mélanges en l'honneur de Jean-Claude Ricci / sous la direction de Frédéric Lombard et Joël Benoît d'Onorio ; avec le concours de Vincent Égéa, Hervé Isar, Arnaud Lami... [et al.]

Date :

Type : Livre / Book

Langue / Language : français / French

ISBN : 978-2-247-20825-8

EAN : 9782247208258

Ricci -- Jean-Claude -- 1947-.... -- juriste

Bien commun

Droit public

Droit -- Philosophie

Droit administratif

Contrats administratifs -- Droit

Droit -- Histoire

Tribunaux administratifs

Religion et droit

Lombard, Frédéric (1978-.... ; juriste) (Directeur de publication / publishing director)

D'Onorio, Joël-Benoît (19..-....) (Directeur de publication / publishing director)

Égéa, Vincent (1979-....) (Collaborateur / collaborator)

Isar, Hervé (19..-.... ; juriste) (Collaborateur / collaborator)

Lami, Arnaud (1985-....) (Collaborateur / collaborator)

Magnon, Xavier (1976-.... ; juriste) (Collaborateur / collaborator)

Relation : Grandeur et servitudes du bien commun : mélanges en l'honneur de Jean-Claude Ricci / sous le direction de Frédéric Lombard et Joël Benoît d'Onorio ; avec le concours de Vincent Égéa, Hervé Isar, Arnaud Lami,... [et al.] / Paris : Dalloz

Résumé / Abstract : Pour le Professeur Jean-Claude Ricci, l’étude et l’enseignement du droit public ne se sont jamais résumés à une entreprise de pure analyse technique. Il a su, tout au long de sa carrière, situer son enseignement et sa réflexion dans un contexte bien plus vaste qui l’a conduit à confronter en permanence le droit positif aux principes qui l’inspirent et à la réalisation desquels il doit tendre. En tant qu’administrativiste « de l’ère classique », l’éminent juriste ne doutait pas que l’administration et ses règles n’ont qu’une raison d’être : le service de l’intérêt général mais aussi du Bien commun, une notion qui mérite d’être restaurée dans le raisonnement du juriste contemporain. L’étude du droit public se doit de le mettre en exergue. Le droit administratif – plus globalement le droit public – n’est pas une fin ni un but, mais un simple instrument, un moyen au service d’un but qui lui est radicalement extérieur. Les nombreux cours ou écrits de notre prolifique publiciste – y compris sur des sujets aussi ardus que parfois austères qui ne se prêtent guère, en apparence, à ce type de questionnement – l’ont amené à mettre en évidence la noblesse de la mission des pouvoirs publics et des règles qui l’encadrent, tout comme les considérations morales qui se nichent dans la règle de droit. Chaque règle, chaque principe du droit public doit être confronté à sa raison d’être, à cet objectif de Bien commun. Le Professeur Ricci n’a jamais été dupe, néanmoins, des limites tant intellectuelles que contextuelles qui briment souvent la puissance publique, ni des servitudes qui peuvent peser sur le Bien commun et son serviteur, le droit. Ses amis, ses collègues, ses élèves, tous ceux qui ont lu et surtout entendu ce maître de l’art juridique, lors de ses mémorables cours marqués par son érudition mais aussi par son humour, ont souhaité rendre hommage à sa vision du droit en étudiant les facettes de ce Bien commun que le droit public, auquel il a consacré sa carrière universitaire, tâche de perfectionner – ou d’atteindre – et d’approfondir avec plus ou moins de bonheur. La richesse et la variété des articles composant ses Mélanges témoignent de l’affection teintée d’admiration et de gratitude que lui vouent les auteurs de cet ouvrage. Elles portent aussi le témoignage de la pensée d’un professeur qui a su, avec un talent rarement égalé, marier la rigueur de l’analyse juridique avec la profondeur de la réflexion.