Contribution du Droit comparé au Droit mondial (1900-1940) / Xavier Baumann ; sous la direction de Antoine Corre-Basset et de Céline Roynier

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Droit comparé

Droit international -- Philosophie

Universalisme (philosophie)

Internationalisme

Pacifisme

Classification Dewey : 340.2

Corre-Basset, Antoine (1984-.... ; enseignant-chercheur en droit public) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Roynier, Céline (1981-.... ; juriste) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Halpérin, Jean-Louis (1960-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Pouthier, Tristan (19..-.... ; juriste) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Hummel, Jacky (1967-.... ; juriste) (Membre du jury / opponent)

Perlo, Nicoletta (1981-.... ; juriste) (Membre du jury / opponent)

Normandie Université (2015-....) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

École doctorale Droit-Normandie (Caen) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Centre universitaire rouennais d'études juridiques (Rouen ; 2012-....) (Laboratoire associé à la thèse / thesis associated laboratory)

Relation : Contribution du Droit comparé au Droit mondial (1900-1940) / Xavier Baumann ; sous la direction de Antoine Corre-Basset et de Céline Roynier / , 2023

Résumé / Abstract : Le courant majoritaire du droit comparé du début du XXe siècle élève le droit comparé au rang de réponse aux critiques de l’universalisme juridique classique (Droit international, Droit des gens, Droit de naturel moderne, Droit de l’Homme). Le droit comparé, dès lors, peut être pensé comme un instrument comblant les besoins techniques et idéologiques d’un éventuel droit mondial. D’une part, le droit comparé répond aux besoins techniques du droit mondial en en permettant l’identification et la construction et, d’autre part, par son objectif de synthèse des cultures juridiques et son idéal de modération, le droit comparé répond aux besoins idéologiques du droit mondial en en justifiant les buts. Le courant majoritaire du droit comparé du début du XXe siècle propose alors un droit mondial spécifique, qui se singularise par son universalisme juridique à la fois alternatif et modéré, qu’avec Charles Boucaud on peut qualifier de « droit mondial naturel ». Pour autant, cet universalisme juridique n’échappe toujours pas à la critique. Cette relecture du droit comparé du début du XXe siècle permet ainsi de mettre en perspective les recherches actuelles sur l’universalisme juridique et d’affirmer que l’universalisme juridique ne peut être que critique. C’est-à-dire, toujours conscient de ses propres limites et d’incarner nécessairement un discours situé.

Résumé / Abstract : The major current of comparative law at the beginning of the 20th century raises comparative law to the level of a response to the criticisms of classical legal universalism (international law, law of nations, modern natural law, human law). Comparative law, therefore, can be thought of as an instrument that fulfills the technical and ideological needs of a possible world law. On the one hand, comparative law meets the technical needs of world law by allowing its identification and construction, and on the other hand, by its objective of synthesis of legal cultures and its ideal of moderation, comparative law meets the ideological needs of world law by justifying its goals. The majority current of comparative law at the beginning of the twentieth century then proposed a specific world law, which was characterized by its legal universalism, both alternative and moderate, which, with Charles Boucaud, could be described as "natural world law". For all that, this legal universalism still does not escape criticism. This rereading of comparative law at the beginning of the 20th century thus allows us to put current research on legal universalism into perspective and to affirm that legal universalism can only be critical. That is to say, it is always aware of its own limits and necessarily embodies a situated discourse.