L'éthique de la vie chez Hans Jonas : actes du colloque international... à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne les 25 et 26 février 2011 / sous la direction de Catherine Larrère et Éric Pommier

Date :

Type : Livre / Book

Langue / Language : français / French

Langue / Language : anglais / English

ISBN : 979-10-3510-781-9

Jonas -- Hans -- 1903-1993

Vie -- Aspect moral

Responsabilité

Biotechnologie -- Aspect moral

Classification Dewey : 100

Larrère, Catherine (1944-.... ; philosophe) (Directeur de publication / publishing director)

Pommier, Éric (1974-....) (Directeur de publication / publishing director)

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (1971-....) (Collectivité éditrice / Issuing body )

Relation : L'éthique de la vie chez Hans Jonas : actes du colloque international... à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne les 25 et 26 février 2011 / sous la direction de Catherine Larrère et Éric Pommier / Paris : Publications de la Sorbonne , DL 2013

Résumé / Abstract : Le développement fulgurant des biotechnologies et les modifications en cours des équilibres écosystémiques conduisent à porter au premier plan le souci pour la vie et pour la nature. Ces inquiétudes font naître le besoin d'une éthique dont la vie serait l'objet spécifique. Cependant, et dans le même moment, une inquiétude contraire se fait sentir. La prépondérance du thème de la vie n'exprime-t-elle pas un recul de notre modèle de civilisation ? Nous avons construit notre monde, et même le monde, en refusant de rabaisser l'homme au niveau de l'espèce et en faisant de l'humanité un idéal irréductible à tout donné biologique. En appeler à une éthique de la vie, n'est-ce pas régresser en deçà des conditions qui ont permis de construire un monde véritablement humain? En proposant une éthique de la responsabilité envers la vie et les générations futures, le grand philosophe allemand Hans Jonas laisse entendre qu'il faut que l'ancien monde meure pour qu'un nouveau puisse naître. D'ailleurs, si la nouvelle éthique porte sur la vie, elle n'en néglige pas pour autant l'homme, puisqu'elle contribue à redéfinir l'humanisme sur des bases plus assurées. La vie n'est peut-être pas en effet seulement cette « chose » fragile à préserver mais également ce qui permet de fonder l'éthique de l'avenir. C'est en tout état de cause de telles propositions que ce livre formule sur un mode critique, livre qui se veut également un hommage à la mémoire de Hans Jonas, mort il y a vingt ans