Exploration des conditions de recours à l'équipe mobile de diabétologie au sein du CHU de Nantes / Claire Leboeuf ; sous la direction de Pascale Mahot

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Diabétiques

Diabètes -- Complications (médecine)

Hospitalisation

Unités mobiles de diabétologie

Hôpitaux d'enseignement -- France -- Nantes (Loire-Atlantique)

Mahot-Moreau, Pascale (19..-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Hadjadj, Samy (Président du jury de soutenance / praeses)

Nantes Université (2022-....) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Nantes Université. Pôle Santé. UFR Médecine et Techniques Médicales (Nantes) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Relation : Exploration des conditions de recours à l'équipe mobile de diabétologie au sein du CHU de Nantes / Claire Leboeuf ; sous la direction de Pascale Mahot / , 2022

Résumé / Abstract : Objectif : comprendre les conditions de recours à l'équipe mobile d'endocrinologie-diabétologie (EME) du CHU de Nantes en comparant la typologie des patients diabétiques hospitalisés pris en charge par l'EME à celle des patients diabétiques non pris en charge par l'EME. Matériel et méthodes : Etude observationnelle, rétrospective et transversale sur la période de février à avril 2019. Patients diabétique EME : n=100, patients non-EME : n = 200. Comparaison 2/1 des caractéristiques cliniques, biologiques, thérapeutiques et séjours hospitaliers. Le test exact de Fisher est utilisé pour les variables catégorielles et les tests T Student et Wilcoxon Mann Whitney pour les variables quantitatives. Le seuil de significativité est fixé à 5%. Résultats : Les patients EME ont un diabète significativement plus déséquilibré à l'entrée que les patients non-EME (hba1c 8.6 vs 7%, glycémie 1.88 vs 1.43), un diabète plus instable (coefficient de variation 0.35 vs 0.24), des schémas d'insuline plus complexe (schéma basal bolus 25 % vs 6.1%, pompe 4 % vs 0%). 7.5 % des patients EME vs 2.1 % non EME sont diabétiques type 1. La population EME comportait des patients plus fragiles (IMC plus faible, ATCD de greffe, corticothérapie, cancer actif). Des modifications de traitement sont plus souvent proposées dans le groupe EME. Les durées de séjour sont identiques dans les 2 groupes. Les services de médecines ont plus recours à l'EME que les services de chirurgie. Le recours à l'EME est inégalement réparti sur les 2 sites du CHU de Nantes. Conclusion : Le recours à l'EME apparait justifié et adapté à des patients plus fragiles, plus complexes, et des diabètes plus déséquilibrés. Des données supplémentaires seront nécessaires pour évaluer les raisons des inégalités de recours au sein du CHU et la valeur ajoutée d'un renfort de l'EME en termes médico économiques et éducatifs.