Rapport bénéfice-risque de l'utilisation des inhibiteurs de pompe à protons dans la prise en charge des patients transplantés rénaux : étude rétrospective au C.H.U. de Nantes de 2000 à 2020 / Astrid Imbert ; sous la direction de Christophe Masset

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Inhibiteurs de la pompe à protons -- Effets secondaires

Rein -- Transplantation

Mortalité

Rejet de greffe

Infections

Masset, Christophe (1989-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Matysiak-Budnik, Tamara (1960-) (Président du jury de soutenance / praeses)

Giral, Magali (1963-) (Membre du jury / opponent)

Bruley des Varannes, Stanislas (1954-....) (Membre du jury / opponent)

Nantes Université (2022-....) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Nantes Université. Pôle Santé. UFR Médecine et Techniques Médicales (Nantes) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Relation : Rapport bénéfice-risque de l'utilisation des inhibiteurs de pompe à protons dans la prise en charge des patients transplantés rénaux : étude rétrospective au C.H.U. de Nantes de 2000 à 2020 / Astrid Imbert ; sous la direction de Christophe Masset / , 2022

Résumé / Abstract : Introduction : Les Inhibiteurs de Pompe à Protons (IPP) sont fréquemment utilisés au décours de la transplantation rénale, et souvent maintenus au long cours. Pourtant, de plus en plus d'études rapportent de potentielles complications à long terme du traitement par IPP en population générale. Peu d'études portent sur l'impact des IPP spécifiquement dans la population des patients transplantés rénaux. Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une étude de cohorte rétrospective monocentrique des patients transplantés rénaux au CHU de Nantes entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2020. La prise d'IPP était évaluée selon la prescription du patient à J15+/- 7 jours, puis considérée en Intention de Traiter pour la durée du suivi. Nos critères de jugements principaux étaient : la survie patient, la survie greffon et la survie patient-greffon. Nos critères de jugements secondaires étaient la survenue d'un rejet aigu, d'une infection toute cause et d'une complication gastro-intestinale peptique. L'analyse de l'association des IPP avec les différents critères de jugements reposait sur un modèle de Cox multivarié. Résultats : 2379 patients ont été inclus, 1401 dans le groupe traité par IPP et 978 dans le groupe sans IPP. La durée médiane de suivi était de 6,2 années. En analyse multivariée, la prise d'IPP n'a pas été mise en évidence comme significativement associée au risque de perte du greffon (HR 0,86 IC95% 0,69 ; 1,06), décès du patient (HR 1,00 IC95% 0,82 ; 1,21), rejet aigu (HR 1,24 IC95% 0,95 ;1,60) ou infections toutes causes (HR 1,13 IC95% 1,00 ; 1,29). Il n'y avait pas de différence de survenue de complications gastro-intestinales peptiques entre les groupes avec ou sans IPP (HR 1,12 IC95% 0,75 ; 1,69). Conclusion : Nous n'avons pas mis en évidence d'association significative entre le traitement par IPP et la survenue d'effets délétères (perte du greffon, décès du patient, rejet aigu, infection) ou bénéfiques (prévention des complications gastro-intestinales). Des études supplémentaires sont nécessaires afin d'évaluer l'impact des IPP sur le long terme en population transplantée rénale.