Die Einführung standardisierter Uhrzeiten in Deutschland zwischen Industrialisierung und Nationalstaatsbildung / Felix Schmidt ; sous la direction de Christophe Prochasson

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : allemand / German

Temps -- Systèmes et normes -- Allemagne -- 19e siècle

Temps -- Systèmes et normes -- Allemagne -- 1900-1945

Nation -- Allemagne

Industrialisation -- Allemagne

Histoire sociale -- Allemagne

Prochasson, Christophe (1959-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Externbrink, Sven (1965-....) (Président du jury de soutenance / praeses)

Beaupré, Nicolas (1970-....) (Membre du jury / opponent)

Wright, Julian (1974-....) (Membre du jury / opponent)

École des hautes études en sciences sociales (Paris) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Ruprecht-Karls-Universität (Heidelberg, Allemagne) (Organisme de cotutelle / degree co-grantor)

École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Résumé / Abstract : La thèse s’occupe de l'introduction des différentes heures standardisées à la fin du XIXèe et au début du XXe siècle en Allemagne. Nous analysons les moments quand les réglementations gouvernementales de l’heure ont atteint un nouveau point culminant : en examinant des cas exemplaires – l'introduction de l'heure d’Europe centrale, de l'heure d'été ou du système de 24 heures – nous examinons les débats autour de l'introduction des nouvelles heures dans la société industrielle. Outre les débats qui ont précédé l'introduction des nouvelles heures standardisées, nous analysons la mise en œuvre des nouvelles règles de temps, l'opposition et la réaction de l'Etat et de l'administration. L'introduction des nouvelles heures n'a jamais été un processus linéaire : il y a toujours eu des parties de la société ou de l'Etat où de nouvelles heures étaient déjà utilisées et d'autres où elles n'ont pas été introduites pour longtemps – par exemple les chemins de fer ont toujours été le premier domaine où de nouvelles heures étaient utilisées. Nous travaillons surtout avec des sources des administrations allemandes, qui ont rassemblé des informations sur les débats et sur les effets des nouvelles heures.Dès la fin du XIXe siècle, avec l'orientation relative de leurs heures nationales aux fuseaux horaires, les États ont produit une coordination internationale, ce qui signifie que l'uniformisation de l’heure peut être classée comme un forme d'internationalisme. Ces efforts pour établir des structures et des normes transnationales, qui se sont répandus à la fin du XIXe siècle, étaient principalement basés sur des intérêts réglementaires nationaux. Avec la réglementation de l'heure, l'État national s'est attribué une autre compétence et a ainsi renforcé son pouvoir infrastructurel. Mais la diffusion de cette nouvelle réglementation de l'heure dans la vie quotidienne de la société s'est avérée encore plus difficile et de longue durée : Les coutumes, les mentalités et la compréhension de l'heure de la population étaient bien moins adaptables que ne l'avaient prévu les politiciens et les fonctionnaires, si désireux de créer un État-nation unifié. Mais si l'unification nationale de l'heure devait contribuer à la construction de la nation, il était logique que son application généralisée dans la vie quotidienne mette à l'épreuve le pouvoir de l'État-nation. L'État-nation a d'abord dû prouver qu'il était effectivement en mesure de mettre en œuvre sa nouvelle compétence de déterminer l'heure, après que la diffusion de l'heure exacte soit devenue une préoccupation centrale d'intérêt social et national au début du siècle.Dans l'histoire des processus de normalisation, il y a toujours eu de nouvelles normes qui sont restées largement inefficaces et d'autres qui ont connu un énorme succès et se sont répandues dans le monde entier. L'histoire de la normalisation de l'heure offre les deux variantes : les fuseaux horaires, par exemple, forment une histoire de succès qui a maintenant bien plus de cent ans et a finalement été acceptée dans tous les pays du monde au fil des décennies. Mais à l'inverse, le format de 24 heures n'est utilisé pas dans le langage familial jusqu’aujourd’hui et aussi l'heure d'été n'est également que modérément populaire. D'autres propositions de réforme, telles que le système décimal pour l’heure, étaient dès le début un échec total. Car des nouvelles réglementations de l'heure n'étaient acceptées que si elles avaient un sens social. C'est pourquoi l'heure normale a eu peu d'influence sur la vie professionnelle quotidienne dans les zones rurales jusqu’au milieu du XXe siècle.

Résumé / Abstract : This PhD project focuses, on the introductions of different standardised clock times in the late 19th and early 20th century in Germany. I analyse the points in time when governmental time regulations reached a new climax and a new universal time structure started to spread into everyday life. Multiple issues arise in the analysis of the concrete impact of time regimes on society: by looking at concrete cases (e.g. the introduction of the European Central Time, of Daylight-Saving Time or 24-hours-system), I examine the debates about the introduction of new, uniform clock times in the industrializing society. An aim of the project is to examine which arguments, actors, groups and ideas had such great influence on society at that time that their suggestions during the debate became the new standard time for the whole society. Besides the debates appearing before the introduction of new standard times I analyse how the implementation of new time regulations worked, what opposition looked like and how the state and administration reacted to it. The introduction of new clock times never was a linear process: there have always been parts of society or of the state where new standard times were already used and others where they weren’t introduced for a long time (e.g. the railroads were always the first domain where new clock times were used). The biggest differences appeared between cities and rural areas. The basis of all time structures are the regulations of the clock time: it’s an artificial construction of time structures caused by political and economic decisions. Chosen clock time structures are always following economic, social and cultural changes. The regulation and synchronisation of clock times has a global dimension of coordination, but is introduced by national states for reinforcing national uniformity and stripped away local times on a regional scale. The implementation of official standard times is linked to questions of the role and impact of time in daily life – because only few other regulations of the state penetrated the private life as deeply as time regulation. I primarily work with sources from German administrations, who gathered material on the debates about and on the effects of new standard times. Debates following the introduction of new standard times show a typical conflict of societies in the process of industrialisation.From the end of the 19th century, with the relative orientation of their national clock times to time zones, states produced international coordination, which means that the standardisation of time can be classified as a form of internationalism. These efforts to establish transnational structures and standards, which became widespread in the late 19th century, were based on national regulatory interests. With the regulation of clock time, the national state assumed another competence and thus strengthened its infrastructural power. But if the national unification of time was to contribute to nation-building, it was logical that its application in everyday life would test the power of the nation-state. The nation-state first had to prove that it was indeed able to implement its new competence to determine clock time.In the history of standardisation processes, there have always been new standards that have remained largely ineffective and others that have been hugely successful and spread around the world. The history of time standardisation offers both variants: time zones, for example, form a success story that is now well over a hundred years old and has finally been accepted in all countries of the world over the decades. But in contrast, the 24-hour format is not used in colloquial language until today, and summer time is also only moderately popular. Other reform proposals, such as the decimal system for time, were a complete failure. New time regulations were only accepted if they made social sense.