Date : 2021
Type : Livre / Book
Type : Thèse / ThesisLangue / Language : français / French
Médecine vétérinaire -- Thèses et écrits académiques
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Résumé / Abstract : La maladie de Cushing est une dysendocrinie de prévalence relativement faible mais de plus en plus diagnostiquée en pratique. Secondaire à la présence d’une tumeur hypophysaire, il s’agit de la forme d’hypercorticisme la plus fréquente. Le but de cette étude était l’identification de facteurs de risque de décès potentiels chez les chiens atteints de la maladie de Cushing. En effet, à ce jour, très peu d’études se sont attachées à la recherche de ces facteurs pronostiques. Dans ces travaux, seuls l’âge, le poids et la valeur de la phosphatémie au moment du diagnostic ont été identifiés comme facteurs pronostiques. Le premier objectif était de vérifier si nous retrouvions ces résultats dans notre étude. L’objectif secondaire était d’identifier de nouveaux facteurs de risques de décès potentiels encore non établis dans la littérature. Pour ce faire, nous avons utilisé les dossiers des animaux atteints de maladie de Cushing et pris en charge au Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire d’Alfort entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2018. Au total, 80 animaux étaient inclus dans l’étude. Nous recherchions alors l’existence d’une association brute entre différentes données épidémiologiques, cliniques et paracliniques et la durée de survenue du décès. Dans ce travail de thèse, aucune inférence causale n’a été faite, ce pourquoi nous parlons de facteurs de risque de décès potentiels. Les expositions d’intérêt étudiées étaient l’âge au diagnostic, le sexe, le statut de stérilisation, la race, la présence de maladie(s) intercurrente(s), l’indice clinique, la pression artérielle, l’activité des enzymes hépatiques (PAL et ALAT), l’albuminémie, la phosphorémie, la cortisolémie basale, post-ACTH et post-freinage à la dexaméthasone à dose faible, la protéinurie objectivable à la bandelette urinaire et par la mesure du RPCU et la taille de l’hypophyse par le rapport P/B. Dans notre échantillon, une cortisolémie basale supérieure à 170 nmol/L était significativement associée à une durée de survie plus courte. La confiance accordée dans ce résultat était plutôt bonne. Par ailleurs, dans notre étude, l’hypertension artérielle, la cortisolémie basale et l’âge au diagnostic ont pu jouer le rôle de facteurs de confusion. Ainsi, dans ce travail, nous avons montré qu’une cortisolémie basale supérieure à 170 nmol/L est un facteur de risque de décès potentiel chez les chiens atteints de maladie de Cushing. La prochaine étape serait la prise en compte de l’ensemble des facteurs de confusion et l’ajustement sur ces derniers dans un modèle multivarié, rendant ainsi l’inférence causale possible.
Résumé / Abstract : Cushing disease is an endocrine disease with a relatively low prevalence but which is increasingly diagnosed in practice. Due to a pituitary tumor, it is the most common type of hyperadrenocorticism. The aim of the study was to identify potential mortality risk factors in dogs with Cushing’s disease. Very few studies about prognosis of Cushing disease in dogs have been carried out and published yet. In these papers, only age, weight and phosphate level have been identified as mortality risk factors. The first goal of this study was to confirm these previous results in our study sample. The second goal was to look for new mortality risk factors which have not been identified in the scientific literature yet. To do so, we used the medical data of dogs with Cushing’s disease which had been admitted in the teaching hospital of the Alfort Veterinary School between the January 1st 2008 and the December 31st 2008. A total of 80 animal have been included in this study. The aim was to investigate associations between survival time and some epidemiologic, paraclinical and clinical exposures such as: age, sex, neutering state, breed, comorbidities, clinical index, systemic blood pressure, liver enzymes activity (ALP and ALT), albumin level, phosphorus level, basal cortisol, post- ACTH cortisol, cortisol levels 4 and 8 hours after dexamethasone injection, proteinuria, and the pituitary size. In this work, no causal inference was drawn because only crude associations were investigated. That is why we talk about potential mortality risk factors. In our sample, basal serum cortisol level above 170 nmol/L was significantly associated with a shorter survival time, with a quite good level of statistical confidence. Furthermore, blood pressure, basal cortisol level and age at diagnosis may have intervened as confounding factors. Based on our results, basal serum cortisol level above 170 nmol/L seems a potential mortality risk factors in dogs with Cushing disease. The next step would be the identification of confounding factors and adjustment for them within a multivariate model, which may allow causal inference.