Écologie de la musique techno : subjectivité, machines et territoires urbains : pour une critique de l'esthétique techno à partir de Detroit et Londres / Alessio Koliulis ; sous la direction de Roberto Barbanti et de Tiziana Villani

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Écologie humaine

Économie politique -- Aspect cognitif

Géographie urbaine -- Angleterre (GB) -- Londres (GB)

Géographie urbaine -- États-Unis -- États -- Detroit (Kan.)

Techno (musique)

Barbanti, Roberto (Directeur de thèse / thesis advisor)

Villani, Tiziana (1957-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Lussac, Olivier (Président du jury de soutenance / praeses)

Solomos, Makis (1962-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Attili, Giovanni (1974-...) (Membre du jury / opponent)

Cellamare, Carlo (Membre du jury / opponent)

Université de Paris VIII (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Università degli studi La Sapienza (Rome) (Organisme de cotutelle / degree co-grantor)

École doctorale Esthétique, sciences et technologie des arts (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Résumé / Abstract : La musique électronique techno a connu un regain de succès depuis son essor mondial dans les années 1980 et 1990. Les discothèques, les usines désaffectées et les parcs urbains ne sont que quelques-uns des espaces où ce phénomène fusionne avec la ville. Parallèlement, la vie nocturne prend une place centrale au sein des nouvelles économies urbaines, en s’associant aux processus de gentrification. Au cours de cinq années de recherche entre Londres et plusieurs métropoles occidentales, dont Détroit et Berlin, nous avons pu constater une certaine affinité entre la musique techno et la question urbaine. L’observation participative et la mise en place d’un projet de recherche-action ont révélé que la musique techno s’impose en tant qu’élément esthétique à même de créer de nouveaux territoires. La valeur de ces espaces croît à mesure que les nouvelles technologies s’affirment, en transformant la techno en capital symbolique. Les politiques urbaines technocratiques exploitent ce capital pour accumuler du profit, tandis que les subjectivités qui s’en réapproprient au-delà des logiques commerciales créent un discours alternatif sur les possibilités de la technique, dans un conflit technologique entre politiques technocratiques et techno-politiques. À travers une lecture interdisciplinaire qui se réfère à l’écologie critique de Guattari sur la relation entre techno, technique et technologie, cette thèse entend identifier comment l’esthétique de la techno se pose en facteur de subjectivation de la modernité tardive. Cette étude pourra intéresser toutes les personnes qui évoluent dans les domaines de la musique électronique, de l’écologie sociale, de l’urbanisme et de l’esthétique.

Résumé / Abstract : Electronic and techno music have experienced a new wave of success after the global explosion of the 1980s and 1990s. Clubs, abandoned factories and urban parks are just some of the spaces in which this phenomenon merges with the city. At the same time, nightlife activities play an important role for new urban economies, often contributing to gentrification processes. During five years of research between London and other cities including Detroit and Berlin, a relationship of affinity between techno music and the urban theme emerged. From participant observation to the collection of interviews, from the analysis of materials to a multimedia research-action project, this study interprets techno music as an aesthetic element that creates urban and virtual territories. The value of these social spaces grows with the emergence of new technologies, making techno the symbolic capital of technoculture. Technocratic policies use this capital to accumulate profit, while those subjectivities that regain possession of techno outside market-led business models contribute to the production of an alternative discourse on the possibilities of technology. This contrast results in a conflict within the technological, between “technocratic policies” and “techno-politics”. With an interdisciplinary approach rooted in Guattari’s social ecology of the links between techno, technics and technology, this thesis seeks to identify the ways in which techno aesthetic functions as a component of subjectivation. The work can interest those doing research in the fields of electronic music, ecology, urban studies and aesthetics.