Faire parler les corps : François-Emmanuel Fodéré à la genèse de la médecine légale moderne / sous la direction de Loraine Chappuis, Frédéric Chauvaud, Marc Ortolani... [et al.]

Date :

Type : Livre / Book

Langue / Language : français / French

ISBN : 978-2-7535-7997-2

Catalogue Worldcat

EAN : 9782753579972

Fodéré -- François-Emmanuel -- 1764-1835

Médecine légale -- Origines

Médecine légale -- France -- 19e siècle

Chappuis, Loraine (Directeur de publication / publishing director)

Chauvaud, Frédéric (1955-....) (Directeur de publication / publishing director)

Ortolani, Marc (1961-.... ; juriste) (Directeur de publication / publishing director)

Porret, Michel (1955-....) (Directeur de publication / publishing director)

Mangin, Patrice (1950-....) (Organisateur de réunion / organizer of meeting)

Pastore, Alessandro (1947-....) (Organisateur de réunion / organizer of meeting)

Collection : Histoire / collection dirigée par Hervé Martin et Jacqueline Sainclivier / Rennes : Presses universitaires de Rennes , 1994-

Résumé / Abstract : La 4e de couv. indique : "Dans le legs naturaliste des Lumières, François-Emmanuel Fodéré (1764-1835) incarne la figure du « précurseur » de la médecine légale moderne. Ce livre est le premier à lui être dédié. Il cadre le « moment Fodéré » où la médecine légale se certifie comme science des maux de la société. « Faire parler les corps » évoque Fodéré en sa formation, ses saillies épistémologiques et sa réception notamment italienne. Parmi une vaste production livresque, son projet ressort de sa somme médico-légale : "Les Lois éclairées par les sciences physiques, ou Traité de médecine légale et d'hygiène publique" (Paris, an VII) ; "Traité de médecine légale et d'hygiène publique ou de police de santé : adapté aux codes de l'Empire français et aux connaissances actuelles" (Paris, 1813). Le savant prône l'alliance du droit et de la médecine, la salubrité sociale et la régulation étatique. Il dénigre les savoirs disséminés sous l'Ancien Régime pour un savoir médico-légal comme science positive. Elle greffera la modernité institutionnelle au positivisme pénal, au progrès scientifique, à la laïcisation des sociétés. Pour « toutes les classes sans exception de privilèges », elle escorte la gouvernance de l'État libéral. Suicide, crime, infanticide, folie, épidémie, hygiène publique : ces objets mènent Fodéré à la science investigatrice de l'anomie sociale pour en prévenir la causalité. Surveiller et guérir : tel est son credo positiviste !"