Gli Angiò-Durazzo : la rappresentazione del potere / Davide Passerini ; sous la direction de Guido Castelnuovo et de Francesco Senatore

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : italien / Italian

Catalogue Worldcat

Pouvoir (sciences sociales) -- Naples (Royaume)

Représentation politique

Héraldique

Chancelleries (histoire)

Rois et souverains -- Mécénat

Communication en politique

Castelnuovo, Guido (1963-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Senatore, Francesco (1966-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Crouzet-Pavan, Élisabeth (1953-....) (Président du jury de soutenance / praeses)

Rao, Ricardo (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Lazzarini, Isabella (1964-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Boyer, Jean-Paul (1952-....) (Membre du jury / opponent)

Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Università degli studi di Napoli Federico II (Organisme de cotutelle / degree co-grantor)

École doctorale 537 « Culture et patrimoine » (Avignon) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Histoire, archéologie, littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux (Lyon) (Laboratoire associé à la thèse / thesis associated laboratory)

Résumé / Abstract : Cette thèse de doctorat a pour objet l’étude de la dynastie Anjou-Durazzo, et aborde plus spécifiquement l’angle de la construction de la légitimation du pouvoir et du consensus autour du souverain. La perspective choisie découle de la prise de conscience des défis liés à la légitimation et au consensus du pouvoir devenus peut-être encore plus pressants de nos jours, alors que la crise économique, les phénomènes migratoires et l’actuelle pandémie déstabilisent les gouvernements, les institutions nationales et supranationales de l’Occident. La problématique de la légitimation et du consensus comme éléments fondateurs du pouvoir était déjà présente au Moyen Âge et comprendre les instruments politiques et symboliques utilisés par les Anjou-Durazzo, base de leur domination, est l’idée maîtresse de la thèse .Les textes ont été le premier champ d’étude pris en considération. Je me suis focalisé sur l’analyse de documents de la chancellerie des Anjou-Durazzo. J’ai mené une enquête en série sur les actes, en particulier sur le préambule ou harangue, considéré comme la partie rhétorique du document. Mon hypothèse a été que leur présentation sous forme répétitive donnait une représentation idéale du prince. J’ai analysé d’autres thématiques telles que les cérémonies royales, les ordres chevaleresques et l’héraldique. Les rituels monarchiques que j’ai pris en compte sont essentiellement les couronnements et funérailles, événements fondamentaux de la vie d’un royaume, auxquels les personnes participaient en plus grand nombre, où la communication symbolique avait une portée plus vaste pour manifester la pérennité de la royauté. Parmi les premiers actes de la dynastie, on retrouve celui de la fondation d’un ordre chevaleresque, qui avait son propre cérémonial, réservé à ses membres, mais aussi, identifiable à son habillement. Cette attention portée à la valeur communicative de l’appartenance à un clan est typique de l’héraldique. Pendant la domination des Anjou-Durazzo est apparue l’utilisation innovative des armoiries sur les façades des maisons nobles, où la présence des fleurs de lys et du blason tripartite de Hongrie, France et Jérusalem manifestait la fidélité à la dynastie. Le mécénat des Anjou-Durazzo aussi renvoie à la communication symbolique. Je ne me suis cependant pas limité à l’étude des œuvres commissionnées par la dynastie. Je les ai analysées en les mettant en lien avec les choix dévotionnels de cette branche de la dynastie angevine, à propos desquels on est renseigné par la localisation de leurs tombeaux. Cette recherche a été étendue à toute l’histoire des Anjou-Durazzo. La thèse analyse aussi les structures du pouvoir mis en place par les ordres royaux sur l’ensemble du territoire, au regard des réformes, réalisées ou tentées. Je suis convaincu que la « bureaucratie » participait à la représentation du pouvoir des Anjou-Durazzo, puisque les changements dans l’organisation et les pratiques de l’administration royale concourraient aux équilibres institutionnels. Cette analyse est précédée d’une histoire politique qui offre des approfondissements sur des événements-clés de la dynastie. La thèse montre à quel point les Anjou-Durazzo cherchèrent désespérément une légitimation et un consensus afin de stabiliser leur pouvoir. Les documents, les cérémonies, les ordres chevaleresques, l’héraldique, les tombeaux, les fondations d’églises et le mécénat participèrent à la lutte contre l’instabilité en Italie du Sud pendant la période du Grand Schisme d’Occident. Au final, le projet des Anjou-Durazzo échoua faute d’un héritier de sang, car Jeanne II, dernière souveraine de la dynastie, fut impliquée dans la guerre des Deux Cent Ans entre les Angevins et les Aragonais.

Résumé / Abstract : The doctoral thesis analyses the Anjou-Durazzo dynasty, in particular from the point of view of the construction of the legitimation of power and consensus around the sovereign. The perspective selected depends on awareness of the urgency of issues relating to legitimation and consensus, considering that today the economic crisis, migration and a pandemic are exhausting governments and national and supranational institutions in the West. The problem of legitimation and consensus as the founding elements of power was present also in the Middle Ages. The central point of the thesis is the understanding of the political and symbolic instruments used by the Anjou-Durazzo in order to give a basis for their domination."Writing" was the first field of study considered. I focused on the analysis of documentary production from the Chancellery of Anjou-Durazzo. I did a serial investigation of the acts of, in particular on the preamble or arenga, considered to be the rhetorical part of the document. My hypothesis was that in their recursion they contributed to composing the ideal portrait of the princeps.I analysed other themes, that is to say royal ceremonies, monarchical knightly orders and heraldry. Among the monarchical rituals I have taken into consideration especially the coronations and funerals, which were fundamental events during the life of a kingdom in which many people participated,and where therefore the symbolic communication had a potentially wider effect to manifest the perenniality of royalty. Among the first acts of the dynasty there was also the foundation of a chivalric order that brought with it not only a ceremoniality restricted only to the group of members, but also constituted a reference point immediately recognizable through clothing. This attention to the communicative value of belonging to a circle is the same that is found in heraldry. In the Durazzo period, an innovative use of blazons and coats of arms was found on the facades of noble residences, where the presence of lilies and the tripartite coat of arms of Hungary, France and Jerusalem served to demonstrate loyalty to the Durazzo dynasty.The commissioning of the Durazzo also refers to symbolic communication. However, I did not limit myself to reviewing the works commissioned by the dynasty, but I wanted to link them to the analysis of the devotional choices of this Angevin branch, on which above all the location of their tombs illuminates us, extending the research to the whole history of the Durazzo.The thesis also took into consideration the structures of power that could transmit and implement royal orders in the territory, trying to reconstruct some reforms, implemented or attempted, in the belief that even the "bureaucracy" could contribute in giving a representation of the Durazzo power, given that changes in the organization and practices of the royal administration had consequences in the institutional balance. This analysis is preceded by a historical profile that offers an in-depth analysis of some key events in the events of the dynasty.From this thesis it emerges how the Durazzo desperately chased a legitimacy and a consensus that stabilized their power. Documents, ceremonies, chivalric orders, heraldry, tombs, foundations of churches and commissions, all contributed to contrasting the instability that hit the continental Mezzogiorno starting from the Great Schism. Ultimately, the project of Durazzo failed due to the absence of a biological heir, and Giovanna II, the last ruler of the dynasty, ended up involved in the war of the Two Hundred Years between the Angevins and the Aragonese. 11-05-2020