Communication publique et territoriale et valorisation des patrimoines algériens : Le cas de Batna / Fadia Hannachi ; sous la direction de Vincent Meyer et de Lamia Moumene

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Patrimoine culturel -- Batna (Algérie ; wilaya)

Patrimoine culturel -- Algérie

Communication dans l'administration publique -- Algérie

Classification Dewey : 363.69

Classification Dewey : 965

Classification Dewey : 352

Meyer, Vincent (1962-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Moumene, Lamia (Directeur de thèse / thesis advisor)

Viallon, Philippe (Président du jury de soutenance / praeses)

Boulekbache, Hafida (1965-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Bedjaoui, Ahmed (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Saadi, Wahida (19..-....) (Membre du jury / opponent)

Université Côte d’Azur (Nice ; 2020-....) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Université Badji Mokhtar-Annaba (Organisme de cotutelle / degree co-grantor)

École doctorale Sociétés, humanités, arts et lettres (Nice ; 2016-....) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

TransitionS (Nice ; 2016-) (Laboratoire associé à la thèse / thesis associated laboratory)

Résumé / Abstract : Cette thèse porte sur le rôle de la communication publique et territoriale dans la valorisation du patrimoine algérien. Les objectifs sont multiples. Il s’agit tout d’abord de comprendre ce qu’est une valorisation patrimoniale en Algérie. Ensuite, de décrire les formes et intentions de communication qui l’accompagnent. À la suite, nous donnons la parole aux acteurs du territoire de la wilaya de Batna pour mettre au jour le processus de valorisation de leur patrimoine bâti. Cette thèse s’inscrit dans les travaux réalisés en sciences de l’information et de la communication à la suite de Jean Davallon et ceux du collectif Langages, Objets, Territoires et Hospitalités (LOTH) sur la valorisation et la préservation des patrimoines naturel, matériel et immatériel au Maghreb. L’approche méthodologique comprend trois étapes. La première consiste à une exploration des 19 sites classés de cette wilaya ; cela nous a permis d’évaluer son potentiel patrimonial et touristique pour, d’une part, sérier les sites patrimoniaux déjà intégrés dans un processus de patrimonialisation et, d’autre part, penser la mise en valeur communicationnelle de sites méconnus ou laissés à l’abandon. La deuxième étape comporte un recueil des données par entretiens auprès des acteurs locaux concernés de la wilaya de Batna, concernés directement ou indirectement, par les questions de valorisation du patrimoine. Il s’agissait aussi identifier et de catégoriser les parties prenantes en présence. Ceci a été complété par un recueil de données documentaires lié aux valorisations patrimoniales. La troisième étape est une enquête par questionnaires auprès de visiteurs des sites historiques de la wilaya de Batna. Cela nous a permis de construire notre problématique autour de trois éléments clés : le manque de culture patrimoniale de la population et l’absence de préoccupation pour sa valorisation en lien avec une possible « identité culturelle », et enfin, mesurer les besoins et demandes en termes de communication publique et territoriale. Plus globalement, les résultats montrent que la richesse patrimoniale de Batna est mal exploitée. Certains sites sont abandonnés et /ou peu sécurisés et ne participent que faiblement aux dynamiques locales, surtout touristiques. La communication locale autour de ce patrimoine reste, elle, encore très limitée en dépit de son importance comme de sa valeur et se heurte à des mécanismes bureaucratiques. En somme, c’est toujours une centralisation de la politique patrimoniale au niveau des ministères de tutelle et, avec elle, une priorisation des demandes sociales en matière de culture en une communication institutionnelle ou publicitaire. De fait, les pouvoirs publics sont davantage dans une optique de faire valoir une image publique valorisante que de créer des échanges avec les publics et la population. Au niveau des acteurs de la société civile, les résultats font état d’un manque de considération du travail associatif ainsi qu’une faible coordination et communication avec les instances officielles, ceci avec un manque de moyens et de financements. Pour la population, il y a une hiérarchisation des besoins. Les besoins sociétaux priment sur les loisirs et les sorties ou habitudes culturelles. Cette recherche montre que la valorisation des ressources patrimoniales de Batna pourra participer au développement territorial à long terme. Qu’elle nécessiterait une communication publique et territoriale adaptée à la réalité locale qui permette autant la participation des acteurs locaux de la société civile que celle de la population pour répondre aux défis spécifiques d’une valorisation patrimoniale de ce territoire.

Résumé / Abstract : This thesis deals with the role of public and territorial communication in the promotion of the Algerian heritage. The objectives are multiple. It is first of all a question of understanding what a heritage valuation in Algeria is. Next, describe the forms and intentions of communication that accompany it. Afterwards, we give the floor to the actors of the territory of the province of Batna to update the process of valuing their built heritage. This thesis is part of the work carried out in information and communication sciences following Jean Davallon and that of the collective Languages, Objects, Territories and Hospitality (LOTH) on the enhancement and preservation of natural, material heritage and intangible in the Maghreb. The methodological approach comprises three stages. The first consists of an exploration of the 19 classified sites of this wilaya ; this allowed us to assess its heritage and tourism potential, on the one hand, to rank the heritage sites already integrated in a heritage process and, on the other hand, to think about the communicational enhancement of sites that are little known or left in the dark abandonment. The second stage involves collecting data through interviews with the local actors concerned in the province of Batna, directly or indirectly concerned with questions of heritage enhancement. It also involved identifying and categorizing the stakeholders involved. This was supplemented by a collection of documentary data linked to heritage valuations. The third step is a questionnaire survey of visitors to historic sites in the province of Batna. This allowed us to build our problem around three key elements : the lack of heritage culture of the population and the lack of concern for its promotion in connection with a possible " cultural identity ", and finally, measure the needs and demands in terms of public and territorial communication. More generally, the results show that Batna's rich heritage is badly exploited. Some sites are abandoned and / or insecure and participate only weakly in local dynamics, especially tourism. Local communication around this heritage remains very limited, despite its importance and value, and comes up against bureaucratic mechanisms. In short, it is always a centralization of heritage policy at the level of the line ministries and, with it, a prioritization of social demands in terms of culture in an institutional or advertising communication. In fact, the public authorities are more in the perspective of promoting a rewarding public image than creating exchanges with the public and the population. At the level of civil society actors, the results show a lack of consideration of community work as well as poor coordination and communication with official bodies, this with a lack of means and funding. For the population, there is a hierarchy of needs. Societal needs take precedence over leisure and cultural outings or habits. This research shows that the development of Batna's heritage resources will be able to participate in long-term territorial development. That it would require a public and territorial communication adapted to the local reality which allows as much the participation of the local actors of the civil society as that of the population to answer the specific challenges of a patrimonial valorization of this territory.