L'exil allemand à Ferramonti di Tarsia : histoires de Juifs fuyant l'Allemagne / Stefano Nicola Sinicropi ; sous la direction de Philippe Portier et de Francesca Sofia

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : italien / Italian

Catalogue Worldcat

Camp de Ferramonti

Exil

Shoah

Portier, Philippe (1955-.... ; historien et sociologue) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Sofia, Francesca (1957-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Sarfatti, Michele (1952-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Toscano, Mario (1951-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Olszowy-Schlanger, Judith (1967-....) (Membre du jury / opponent)

Salomoni, Antonella (19..-....) (Membre du jury / opponent)

D'Amico, Giovanna (Membre du jury / opponent)

Université Paris sciences et lettres (2020-....) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Università degli studi (Bologne, Italie) (Organisme de cotutelle / degree co-grantor)

École doctorale de l'École pratique des hautes études (Paris) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

École pratique des hautes études (Paris) (Autre partenaire associé à la thèse / thesis associated third party)

Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (Paris) (Laboratoire associé à la thèse / thesis associated laboratory)

Résumé / Abstract : Le but de la thèse est de raconter les histoires et le parcours d'internement de certains émigrés et réfugiés juifs allemands arrivés en Italie dans les années 30 du siècle dernier et au début de la Seconde Guerre mondiale, en étudiant en particulier ceux qu'ils ont traversés le camp de concentration de Ferramonti di Tarsia. Dans la première partie de ce travail, le contexte historique dans lequel se sont greffées les différentes histoires d'émigration d'Allemagne en Italie a été esquissé. Nous nous sommes ensuite concentrés sur la montée rapide du nazisme et analysé la soi-disant “question juive”, en nous concentrant sur les relations entre juifs et national-socialisme au sein du Reich, sur le développement de l'antisémitisme au niveau européen, sur le problème de l'émigration de les territoires allemands, et enfin sur la réception en Italie. Enfin, il y a eu un séjour spécifique au camp de concentration de Ferramonti di Tarsia, de son ouverture jusqu'aux derniers jours de la vie. La deuxième partie de ce travail est plutôt composée de trois chapitres qui portent le nom de certaines villes allemandes: ce sont les villes dont, de temps en temps, viennent ceux dont nous avons décidé de raconter les histoires d'internement. En particulier, l'ordre des villes a été établi sur la base des données issues de la recherche, et dans le choix des histoires que nous avons essayé de représenter, autant que possible, le large éventail de cas devant lesquels nous avons trouvé nous-mêmes. Les dix-neuf histoires rapportées, qui se réfèrent à quarante et un Juifs qui sont passés par Ferramonti, racontent en fait un parcours d'internement souvent différent d'un cas à l'autre, tout comme la façon dont de nombreux Juifs allemands sont arrivés en Italie était également différente. la fin de leur voyage en tant que migrants ou réfugiés. Parmi les différentes données qui ont émergé, la première est clairement celle relative au nombre total de citoyens juifs allemands qui ont été internés, pendant des périodes plus ou moins longues, dans le camp de Ferramonti, et qui, dans l'état actuel des recherches, sont 314. Si l'on regarde les villes de naissance, si l'on confirmait le fait qui était prévisible au début des recherches qu'il y avait Berlin en premier lieu, avec 49 nés dans la capitale allemande, il était plutôt beaucoup plus surprenant que la deuxième ville soit Bratislava , qui avec ses 18 nés précède Leipzig et Francfort, qu'ils suivent respectivement avec 15 et 11. Et pas peu sont aussi 34 juifs, de nationalité allemande, qui sont cependant nés dans des pays autres que l'Allemagne, dont 17 en Pologne et 8 en Italie. Au lieu de cela, 46 sont nés dans des villes qui ne sont plus aujourd'hui allemandes, mais qui faisaient partie de l'Allemagne dans la période considérée. D'autres données, rapportées dans la recherche, concernent le nombre d'apatrides, le sexe, l'âge et la profession des internés, et notamment le nombre de ceux qui ont été déportés dans les camps de la mort nazis et n'ont pas survécu à la Shoah.

Résumé / Abstract : The aim of the thesis is to tell the stories and the internment path of some German Jewish emigrants and refugees who arrived in Italy during the 30s of the last century and at the beginning of the Second World War, studying in particular those who they passed through the concentration camp of Ferramonti di Tarsia. In the first part of this work, the historical context in which the different stories of emigration from Germany to Italy were grafted was outlined. We then focused on the rapid rise of Nazism and analyzed the so-called “Jewish question”, focusing on the relationship between Jews and National Socialism within the Reich, on the development of anti-Semitism at European level, on the problem of emigration from the German territories, and finally on the reception in Italy. Finally, there was a specific stay on the concentration camp of Ferramonti di Tarsia, from its opening until the last days of life. The second part of this work is instead made up of three chapters that bear the name of some German cities: they are the cities from which, from time to time, those whose internment stories we decided to tell come from. In particular, the order of the cities was established on the basis of the data that emerged from the research, and in the choice of the stories we tried to represent, as much as possible, the wide range of cases in front of which we found ourselves. The nineteen reported stories, which refer to forty-one Jews who passed through Ferramonti, in fact tell of an internment path often different from one case to another, just as the way in which many German Jews arrived in Italy were also different. the conclusion of their journey as migrants or refugees. Among the various data that emerged, the first was clearly that relating to the total number of Jewish German citizens who have been interned, for more or less long periods, in the Ferramonti camp, and who at the present state of research have been 314. Looking at the cities of birth, if it was confirmed the fact that was foreseeable at the beginning of the research that there was Berlin in first place, with 49 born in the German capital, it was instead much more surprising that the second city was Bratislava, which with its 18 born precedes Leipzig and Frankfurt, which they follow respectively with 15 and 11. And not a few are also 34 Jews, with German citizenship, who were however born in countries other than Germany, of which 17 in Poland and 8 in Italy. Instead, 46 were born in cities that today are no longer German, but that were part of Germany in the period considered. Other data, reported in the research, concern the number of stateless persons, gender, age and profession of internees, and not least the number of those who have been deported to the Nazi death camps and have not survived to the Shoah.