Pour une sociodidactique du plurilinguisme : Le cas de l'Education Interculturelle Bilingue pour les peuples indigènes du Honduras / Carlos Solórzano ; sous la direction de Marielle Rispail

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Langues -- Étude et enseignement

Communication interculturelle

Autochtones -- Honduras

Chortí (Indiens)

Multilinguisme

Représentations sociales

Didactique

Mískito (Indiens)

Rispail, Marielle (Directeur de thèse / thesis advisor)

Di Meglio, Alain (1959-....) (Président du jury de soutenance / praeses)

Meksem, Zahir (1963-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Fillol, Véronique (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Cortier, Claude (1954-....) (Membre du jury / opponent)

Ehrhart, Sabine (Membre du jury / opponent)

Université de Lyon (2015-....) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

École doctorale Lettres, langues, linguistique, arts (Lyon) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Centre d'études sur les littératures étrangères et comparées (Saint-Etienne) (Equipe de recherche associée à la thèse / thesis associated research team)

Université Jean Monnet (Saint-Étienne) (Autre partenaire associé à la thèse / thesis associated third party)

Résumé / Abstract : La scolarisation contextualisée et en langue maternelle dans les communautés indigènes du Honduras est essentielle pour le développement socio-économique et culturel de ces peuples. Mais le projet d’éducation interculturelle bilingue mis en place actuellement, déjà adopté dans d’autres pays et pour d’autres peuples, est-il réellement adapté aux besoins spécifiques des enfants indigènes du Honduras ? Pour répondre à cette question nous avons conçu un dispositif de recherche à partir de deux communautés indigènes : celles des Ch’orti’ et de la Misquita. Notre corpus complexe et empirique est composé de deux classes filmées, de photographies d’un cahier de prise de notes d’élève, d’entretiens avec des témoins appartenant à ces deux communautés indigènes et de documents officiels et pédagogiques qui guident la mise en place du projet. Son analyse nous permet de mettre valeur la différence des cultures et situations sociolinguistiques de ces communautés et de montrer qu’elles sont prises en compte de manière partielle dans la création des dispositifs de scolarisation. Il apparaît aussi que les contacts des langues et des cultures, traités de manière précise, pourraient contribuer à la revitalisation, la récupération linguistique et la construction de l’identité indigène. Ils pourraient aussi ouvrir un dialogue interculturel efficace pour l’avenir. Finalement nous concluons en disant que le projet d’Éducation Interculturel Bilingue, s’il n’est pas à l’origine de la revitalisation et de la récupération des langues indigènes peut néanmoins influer, sous certaines conditions, de manière positive sur celles-ci. Notre étude de nature sociodidactique montre que les actions et les initiatives entreprises par les acteurs pour l’éducation des enfants indigènes ne s’adapte donc pas entièrement à leurs besoins sociolinguistiques, culturels et pédagogiques. Elle débouche sur quelques perspectives pour la mise en place de stratégies pédagogiques contextualisées et pour une meilleure reconnaissance et valorisation de la diversité linguistique et culturelle de ces peuples.

Résumé / Abstract : Contextualized schooling and in mother tongue is essential for the socioeconomic and cultural development of indigenous communities in Honduras. But the Intercultural Bilingual Education project currently implemented, already adopted by other countries and for other communities, is it really adapted for the specific needs of the indigenous children in Honduras? To answer this question, we have designed a research plan based on two indigenous communities: the Ch’orti’ and the Misquito communities. Our empirical and complex corpus consists of two filmed classes, pictures from a student’s notebook, interviews with members of both indigenous communities and official and pedagogical documents which guide the project’s implementation. Its analysis allows us to accentuate the cultural differences and those of the sociolinguistic situations of these communities and to show that these elements are partially taken in account when creating the schooling instruments. It also appears that language and culture contacts, treated precisely, could contribute to the revitalization, linguistic recuperation and to the indigenous identity construction. It could also open an effective intercultural dialogue for the future. Finally, we conclude by stating that if this Intercultural Bilingual Education project is not the origin of indigenous language revitalization and recuperation, it could nevertheless influence, under certain conditions, positively over them. Our research, of sociodidactic nature, reveals that the actions and initiatives undertaken by the stakeholders for the indigenous children’s education is not entirely adapted to their sociolinguistic, cultural and pedagogical needs. It leads to some perspectives for the implementation of contextualized pedagogical strategies and a better acknowledgement and valorization of the linguistic and cultural diversity of these communities.