"La Grande Emotion". La mise en scène des missions chrétiennes dans les expositions coloniales et universelles : France - Belgique. 1897 - 1958 / Max Girard ; sous la direction de Philippe Delisle

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Inculturation

Patrimoine colonial

Histoire religieuse -- France

Colonies belges

Missions

Delisle, Philippe (1963-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Baratay, Éric (1960-....) (Président du jury de soutenance / praeses)

Laux, Claire (1969-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Courtois, Luc (1958-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Cornet, Anne (Membre du jury / opponent)

Université de Lyon (2015-....) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

École doctorale Sciences sociales (Lyon) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Université Jean Moulin (Lyon) (Autre partenaire associé à la thèse / thesis associated third party)

Résumé / Abstract : La France et la Belgique organisent plusieurs expositions coloniales internationales et universelles de la fin du XIXe siècle à 1958. Ces deux puissances coloniales y développent une propagande multiforme pour justifier leurs « missions civilisatrices ». Les missionnaires catholiques et protestants participent à ces grandes fêtes. La consultation d’archives des congrégations religieuses (Spiritains, Jésuites…), de l’œuvre de la Propagation de la Foi, de fonds publics français, belges, suédois et du Saint-Siège permet de comprendre comment s’organisent les missionnaires pour participer à ces expositions en France et en Belgique. De l’exposition de 1897 (Tervuren) à celles de 1935 et 1958 (Bruxelles), en passant par Paris 1900, 1931 et 1937, les missionnaires s’exposent dans des pavillons qui s’agrandissent pour devenir de véritables complexes architecturaux. Les vecteurs de la mise en scène changent et s’adaptent : les objets « indigènes » sont délaissés au profit de dioramas, de statistiques stylisées et de cartes lumineuses. L’architecture du pavillon est en elle-même un discours comme le prouve le pavillon des missions catholiques de 1931. A travers ces évolutions de la mise en scène, ce sont des changements dans les représentations missionnaires du monde qui s’observent : les colonisés et leurs cultures sont de plus en plus valorisés et le lien avec la colonisation moins affirmé.

Résumé / Abstract : France and Belgium organised several international and colonial exhibitions, as well as universal exhibitions or World Fairs, from the end of the 20th century to 1958. Through these world exhibitions, these two great colonial powers developed various forms of propaganda to account for their “civilizing missions”. Protestant and catholic missionaries took part in those great celebrations. By reading and working on archives of religious congregations such as the congregation of the Holy Spirit, The Jesuit, and the oeuvre de la Propagation de la Foi, but also the French, Belgian and Swedish national archives and the Holy Sea archives, I was able to understand how the missionaries organized themselves to take part in those exhibitions in France and Belgium. The missionaries organised exhibitions in ever growing pavilions which would become huge architectural complexes, from the 1897 exhibition (taking place in Tervuren) to the 1935 and 1958 exhibitions (taking place in Brussels), not forgetting the 1900, 1931 and 1937 Paris exhibitions. The way missionaries staged their work changed and evolved. Indeed, “indigenous” artifacts were gradually less displayed and missionaries used dioramas, stylish statistics and lit-up maps instead. The architecture of the pavilion was in itself telling, a good example of this being the 1931 pavilion of the Catholic missions. The way missionaries staged their exhibitions reflected the changes in their worldview. The colonized populations and their cultures were more and more emphasized, while the link with the colonization was less and less asserted and straightforward.