Perception des risques liés à la pollution de l'air à Beyrouth (Liban) / Mehsen Khazen ; sous la direction de Hervé Flanquart et de Jocelyne Adjizian-Gérard

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Perception du risque

Risque -- Sociologie

Pollution atmosphérique -- Liban -- Beyrouth (Liban ; agglomération)

Enquêtes sociologiques -- Liban -- Beyrouth (Liban ; agglomération)

Flanquart, Hervé (Directeur de thèse / thesis advisor)

Adjizian-Gérard, Jocelyne (Directeur de thèse / thesis advisor)

Barakat, Liliane (19..-....) (Président du jury de soutenance / praeses)

Eliot, Emmanuel (1971-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Ghosseini, Nouha (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Najjar, Georges (1950-....) (Membre du jury / opponent)

Université du Littoral-Côte d'Opale (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Université Saint-Joseph (Beyrouth). Département de géographie (Organisme de cotutelle / degree co-grantor)

École doctorale Sciences économiques, sociales, de l'aménagement et du management (Villeneuve d'Ascq) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Laboratoire Territoires, villes, environnement et société (Villeneuve d'Ascq, Nord) (Laboratoire associé à la thèse / thesis associated laboratory)

Centre de Recherche en Environnement-Espace Méditerranée Orientale (Beyrouth, Liban) (Equipe de recherche associée à la thèse / thesis associated research team)

Résumé / Abstract : Beyrouth, capitale du Liban, connait une forte pollution atmosphérique, notamment à cause du trafic routier qui constitue un problème important dans cette ville. Le transport est l'une des principales sources de la pollution atmosphérique. Plusieurs études ont montré que les teneurs en dioxyde d'azote (NO₂) et en particules sont toujours au-dessus des seuils limites fixés par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Une bonne gouvernance de la pollution atmosphérique impliquerait de bien comprendre les interactions entre habitants, décideurs et institutions, et de voir de quelle manière est réalisée l'intégration de l'habitant - perception et comportement - dans la prise de décision. Cette thèse a pour but d'étudier la perception des Beyrouthins de la qualité de l'air. Pour cela, deux enquêtes ont été faites : une par questionnaire dans la Région Métropolitaine de Beyrouth (RMB) et une autre par entretiens avec différentes parties prenantes. Notre enquête menée par questionnaire en 2016 dans la ville montre que la population perçoit bien cette pollution et sa source première : le trafic routier. Néanmoins, cette pollution et le trafic routier sont perçus comme des risques secondaires en termes d'importance, les Beyrouthins se focalisant d'abord sur les problèmes de sécurité civile et ses risques induits. Cette étude montre, par ailleurs, que les individus pensent généralement que si la pollution de l'air est importante à Beyrouth, elle affecte plus les autres qu'eux même. Nos résultats ont démontré que les perceptions des risques en général et des risques environnementaux en particulier varient selon les différentes classes sociales et religieuses. Sur un autre plan, les Beyrouthins ne sont pas informés sur les politiques environnementales et n'ont pas de confiance ni dans leurs décideurs, ni dans les experts. Les Beyrouthins ne tentent pas de diminuer cette pollution, ni de changer leur comportement pour essayer d'y échapper. Les Beyrouthins ont une attitude fataliste envers ce risque environnemental. Quant aux décideurs, ils n'ont aucune confiance dans la population et de ce fait, aucune communication ne peut être établie entre les citoyens et leurs responsables. Les deux parties comptent sur les médias pour informer la population sur les risques de la pollution atmosphérique. Or, ces derniers ne se focalisent que sur les thèmes qu'ils qualifient d'"actuels" et d'"intéressants". Les sujets abordés ne concernent pas nécessairement la pollution de l'air.

Résumé / Abstract : Beirut, the Lebanese capital, is under heavy air pollution and roas traffic is a major problem in this city ; also it is one of the main sources of air pollution. Several studies have shown that levels of nitrogen dioxide (NO₂) and particulates matters are above the thresholds set by the World Health Organization (WHO). A good governance of air pollution means a good understanding of the interactions between inhabitants, decision-makers and institutions, and integration if the inhabitant - perception and behavior - into decion-making. To assess the problems that may hinder the application of good air quality governance, two separate surveys were conducted. The first, a questionnaire survey for the population of the Greater Beirut Area (GBA), and the second an interview survey for the public and private stakeholders and media companies. Our questionnaire survey conducted in 2016 in the (GBA) shows that the population perceives this pollution and its primary source : road trafiic. Nevertheless, this pollution and road traffic are perceived as secondary risks in terms of importance, as the population is focusing more on the problems of the civil security ans its risks. This study also shows that people generally believe that the air pollution in Beirut, affects others more than themselves. Different perceptions of risks in general and environmental risks in particular have been found for different social and religious classes, but at this stage we cannot really explain the latter. On another level, Beirutis are not informed about environmental policies, and do not trust their decision-makers or experts. They do not try to fight against this type pollution, nor to change their behavior and escape it as it is found that Beirutis have a fatalistic attitude towards this environmental risk. On their part, decision-makers have no trust in the population and generally, there is no communication between the two parties. Both count on the media to communicate this risk and its different policies, but the media organizations focus only on what they call "current" and "interesting" themes. Subjects do not necessarily talk about air pollution.