Le corps malléable, une révolution symbolique : transformations esthétiques et sociales du corps en France et en Allemagne, de 1900 à la fin de l'entre-deux guerres / Julien Segol ; sous la direction de Martin Kaltenecker et de Inge Baxmann

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Sociologie du corps -- Allemagne -- 1900-1945

Corps (philosophie)

Corps humain -- Dans l'art -- France -- 1900-1945

Image du corps -- 20e siècle

Image du corps -- 19e siècle

Art -- Aspect social

Individu et société

Sociologie du corps -- France -- 1900-1945

Corps humain -- Dans l'art -- Allemagne -- 1900-1945

Kaltenecker, Martin (1957-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Baxmann, Inge (Directeur de thèse / thesis advisor)

Moindrot, Isabelle (Président du jury de soutenance / praeses)

Frangne, Pierre-Henry (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Lacombe, Hervé (1963-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Grossman, Évelyne (19..-.... ; professeur de littérature française) (Membre du jury / opponent)

Université Sorbonne Paris Cité (Organisme de soutenance / degree-grantor)

École doctorale Langue, littérature, image, civilisations et sciences humaines (domaines francophone, anglophone et d'Asie orientale) (Paris ; 1992-....) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Université Paris Diderot - Paris 7 (1970-2019) (Autre partenaire associé à la thèse / thesis associated third party)

Centre d'étude et de recherche interdisciplinaire de l'UFR LAC (Paris) (Laboratoire associé à la thèse / thesis associated laboratory)

Résumé / Abstract : Le sens symbolique du corps, autour de 1900, change : son inscription sociale collective et sa valeur pour l’individu se transforment. On assiste dans les premières décennies du vingtième siècle à l’érosion d’un monde d’hier devant les audaces de pionniers réformateurs de la vie et des avant-gardes artistiques (danseurs, chorégraphes, metteurs en scène), qui repoussent les limites de ce que peut un corps – non seulement les normes de la morale, du bienséant, mais aussi l’inédit, lié à la possibilité de techniques nouvelles. Comment, dès lors, se traduit l’évolution du sens du corps ? A quoi ressemble le corps moderne par rapport à celui du dix-neuvième siècle – dans les façons d’être, mais aussi les façons d’être affecté et de s’exprimer ? Quelle incidence, enfin, a le changement de sens du corps sur la façon de concevoir le rapport à son propre corps comme à celui d’autrui ? Deux tendances sous-tendent le principe de malléabilité dans le bouleversement des formes de vie et des stratégies d’individuation de la société moderne, par-delà leurs disparités : la première correspond à une transposition de la pensée fonctionnaliste et de la fétichisation capitaliste de l’objet sur le corps, alors que la seconde cherche, au contraire, à ressaisir le corps sous l’aspect de la vie organique pour articuler matière et esprit dans une perspective vitaliste, davantage unitaire. Notre enquête suit le développement de ces deux tendances pour montrer comment elles s’articulent dans les deux sphères sociale et esthétique jusque dans l’entre deux-guerres.

Résumé / Abstract : Around 1900 the symbolic meaning of the body around 1900 changes : its collective social meaning, as well as its individual value, evolve. During the first decades of the 20th century, the world of yesterday erodes while daring reformers of life and avant-garde artists (dancers, choreographers, stage directors) try to push the limits of what a body can – not only the moral norms, of the decorous, but also the unprecedented of new possibilities brought by new technologies. What does this evolution of the meaning of the body result into? What does the modern body look like, as opposed to the 19th century – in the ways of being, of feeling and expressing oneself? How does that change affect the way of perceiving the body, the other’s and mine? Two tendencies underlie the principle of malleability in this upheaval of the forms of life and of the strategies of individualization within modern society, beyond their disparities: on the one hand, a transposition of the functionalist thought and fetish for the object induced by capitalism onto the body; on the other, an opposite tendency to take hold of the body as an organic living form, as an attempt to articulate matter and spirit in a more unitary and vitalist perspective. We will follow the development of both these tendencies and show how they develop within the social and aesthetic spheres until the end of the interwar period.