Implication de la synthèse protéique dans les processus de mémoire et d'oubli : une étude pharmacologique chez le rat / par Noé Caze ; sous la direction de Luc Zimmer

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Mémoire de travail

Synthèse protéique

Anisomycine -- Dissertation universitaire

Zimmer, Luc (Directeur de thèse / thesis advisor)

Université Claude Bernard (Lyon ; 1971-....) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Résumé / Abstract : La mémoire de travail est un processus permettant un maintien temporaire de l'information ainsi que sa manipulation. Après son utilisation, cette mémoire de travail doit être oubliée et non consolidée car elle pourrait interférer avec la mémorisation de nouvelles informations. Dans notre expérimentation, nous avons voulu tester l'implication de la synthèse protéique dans le processus de consolidation de la mémoire. Pour cela, nous avons procédé à une étude comportementale chez le rat dans laquelle ces animaux ont été testés sur leur mémoire de travail pendant trois jours. Nous avons utilisé un inhibiteur de la synthèse protéique (l'anisomycine) afin d'empêcher la consolidation des souvenirs antérieurs et ainsi, selon notre hypothèse, améliorer les performances des rats testés à la mémoire de travail nécessitant un oubli. Nos résultats confirment que la mémoire de travail peut se consolider et impacter le rat 24 heures après la création des souvenirs. Néanmoins, nous n'avons pas observé de différences entre les performances des rats ayant subi une injection d'anisomycine comparé à ceux ayant reçu une solution saline. Pour comprendre cette divergence, nous avons d'abord remis en question notre utilisation de l'anisomycine ainsi que son utilisation dans l'étude de la plasticité synaptique. Nous avons ensuite essayé de reprendre l'implication de la synthèse protéique dans les processus de plasticité synaptique que les chercheurs pensent être à l'origine de la consolidation mnésique. Contenu du caractère essentiel de la synthèse protéique dans le vivant, il est très peu probable qu'un phénomène aussi complexe et durable que la plasticité synaptique puisse fonctionner entièrement sans synthèse protéique. Néanmoins, la plasticité synaptique est constituée par de nombreux mécanismes dont certains pourraient fonctionner indépendamment de la synthèse de nouvelles protéines. En outre, il est possible que nous ayons inhibé les mécanismes de l'oubli en plus de ceux propres à la consolidation, ce qui aurait pu biaiser nos résultats. Enfin, l'anisomycine étant un inhibiteur à très large spectre, il serait intéressant d'utiliser des inhibiteurs plus spécifiques de la plasticité synaptique. La mémoire de travail est un processus permettant un maintien temporaire de l'information ainsi que sa manipulation. Après son utilisation, cette mémoire de travail doit être oubliée et non consolidée car elle pourrait interférer avec la mémorisation de nouvelles informations. Dans notre expérimentation, nous avons voulu tester l'implication de la synthèse protéique dans le processus de consolidation de la mémoire. Pour cela, nous avons procédé à une étude comportementale chez le rat dans laquelle ces animaux ont été testés sur leur mémoire de travail pendant trois jours. Nous avons utilisé un inhibiteur de la synthèse protéique (l'anisomycine) afin d'empêcher la consolidation des souvenirs antérieurs et ainsi, selon notre hypothèse, améliorer les performances des rats testés à la mémoire de travail nécessitant un oubli. Nos résultats confirment que la mémoire de travail peut se consolider et impacter le rat 24 heures après la création des souvenirs. Néanmoins, nous n'avons pas observé de différences entre les performances des rats ayant subi une injection d'anisomycine comparé à ceux ayant reçu une solution saline. Pour comprendre cette divergence, nous avons d'abord remis en question notre utilisation de l'anisomycine ainsi que son utilisation dans l'étude de la plasticité synaptique. Nous avons ensuite essayé de reprendre l'implication de la synthèse protéique dans les processus de plasticité synaptique que les chercheurs pensent être à l'origine de la consolidation mnésique. Contenu du caractère essentiel de la synthèse protéique dans le vivant, il est très peu probable qu'un phénomène aussi complexe et durable que la plasticité synaptique puisse fonctionner entièrement sans synthèse protéique. Néanmoins, la plasticité synaptique est constituée par de nombreux mécanismes dont certains pourraient fonctionner indépendamment de la synthèse de nouvelles protéines. En outre, il est possible que nous ayons inhibé les mécanismes de l'oubli en plus de ceux propres à la consolidation, ce qui aurait pu biaiser nos résultats. Enfin, l'anisomycine étant une inhibiteur à très large spectre, il serait intéressant d'utiliser des inhibiteurs plus spécifiques de la plasticité synaptique