La révolution du capital humain : d'une approche macroéconomique à une théorie microéconomique / Sylvère Matéos ; sous la direction de Nicolas Chaigneau

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Schultz -- Theodore William -- 1902-1998

Becker -- Gary Stanley -- 1930-2014

Mincer -- Jacob -- 1920-2006

Économie politique -- Histoire

Capital humain

Classification Dewey : 330

Chaigneau, Nicolas (Directeur de thèse / thesis advisor)

Diebolt, Claude (1967-....) (Président du jury de soutenance / praeses)

Cot, Annie Louise (1951-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Teixeira, Pedro N. (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Dal Pont Legrand, Muriel (Membre du jury / opponent)

Eyquem, Aurélien (1980-....) (Membre du jury / opponent)

Université de Lyon (2015-....) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

École doctorale Sciences économiques et gestion (Lyon) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Triangle, action, discours, pensée politique et économique (Lyon) (Equipe de recherche associée à la thèse / thesis associated research team)

Université Lumière (Lyon) (Autre partenaire associé à la thèse / thesis associated third party)

Résumé / Abstract : L’hypothèse à l’origine de ce travail est que les remises en question récentes du concept de capital humain sont inextricablement liées aux conditions dans lesquelles cette théorie a émergé. En conséquence, remonter aux origines de la révolution du capital humain permet d’apporter un éclairage nouveau sur les problèmes de définition et de mesure que le conceptrencontre aujourd’hui. Dans une perspective d’histoire de la pensée économique, nous nous proposons d’analyser les ondements conceptuels du cadre théorique du capital humain qui a émergé à la fin des années 1950 sous l’impulsion de trois auteurs : Gary Becker, Jacob Mincer et Théodore Schultz. Au début des années 1950, Schultz utilise le concept de capitalhumain pour expliquer le résidu de croissance. Le programme de recherche qu’il lance s’inscrit ainsi dans le corpus des théories de la croissance. Schultz parvient immédiatement à faire la preuve de la pertinence de ce facteur de production oublié. Au même moment, c’est-à-dire au milieu des années 1950, Mincer travaille lui aussi sur le concept de capital humain, mais comme déterminant de la distribution des revenus individuels. Quant à Becker, ce n’est qu’à la fin des années 1950 qu’il s’intéressera au capital humain : il propose d’analyser les choix individuels de formation au moyen de la théorie du choix rationnel et d’étudier le taux de rendement privé de l’investissement dans l’éducation. Le modèle microéconomique élaboré par Becker sera immédiatement utilisé par Mincer et va s’imposer aux dépens de l’approche macroéconomique de Schultz.

Résumé / Abstract : The hypothesis underlying this work is that the recent criticism faced by human capital concept are inextricably linked to the emerging conditions of the theory. Getting to the roots of the human capital revolution gives a new perspective on both theoretical and measurement issues. Using the history of economic thought perspective, we analyse the conceptual foundations of the human capital theory developed by Gary Becker, Jacob Mincer and Theodore Schultz in the late fifties. In 1950, Schultz used the concept of human capital in order to explain growth residual. His research program is embodied in the corpus ofgrowth theory. Schultz promptly succeeds to show the importance of this forgotten factor. Simultaneously, Mincer works on the same concept considering it as the main determinant of the personal income distribution. Few years later, Becker tried to understand the individual choice of training using the rational choice theory, and study the private rate of return of investment in education. His model, immediately adopted by Mincer, will establish itself as the standard model, vanishing the macroeconomic approach of Schultz.