L'Amérique du Nord britannique en métropole (1783-1815) : politiques coloniales et débats publics sur les colonies canadiennes en Angleterre et en Ecosse / Alice Lemer-Fleury ; sous la direction de Françoise Le Jeune

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Écossais -- Canada -- Québec (Canada ; province) -- 18e siècle

Écossais -- Canada -- Québec (Canada ; province) -- 19e siècle

Colonies britanniques -- Amérique

Le Jeune, Françoise (1967-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Van Ruymbeke, Bertrand (1962-....) (Président du jury de soutenance / praeses)

Auer, Christian (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Davie, Neil (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Carboni, Pierre (19..-....) (Membre du jury / opponent)

Université de Nantes (1962-2021) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Université Bretagne Loire (Autre partenaire associé à la thèse / thesis associated third party)

Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (Nantes) (Laboratoire associé à la thèse / thesis associated laboratory)

Résumé / Abstract : Cette thèse se propose d’étudier la façon dont lescolonies d’Amérique du Nord britannique sontadministrées, pensées et représentées en Angleterre eten Écosse entre 1783 et 1815, à travers l’analysed’écrits de personnalités politiques, de débats publics,d’articles publiés dans la presse et dans les revues. Cetravail de recherche montre qu’après la perte des treizecolonies américaines, le gouvernement britannique meten place de réelles politiques d’Empire pour les coloniescanadiennes. Ces politiques se fondent sur desprincipes clairs et mettent en évidence le projet impérialpour l’Amérique du Nord britannique. Ce projet se placedans la continuité des politiques qui précèdent la Guerred’Indépendance mais s’adapte aussi aux nouveauxdéfis de l’âge des Révolutions. L’étude desreprésentations de ces colonies dans l’espace publicbritannique souligne en outre la présence et l’intérêt desBritanniques, tant en Angleterre qu’en Écosse, pour ce« reste » d’Empire nord-américain. L’analyse de cesdébats publics permet par ailleurs de réévaluer laposition des Britanniques vis-à-vis de la colonisation duCanada, particulièrement par l’émigration desHighlanders. Elle démontre enfin que l’influence desÉcossais sur les politiques, les débats et lesreprésentations des colonies canadiennes s’inscrit dansune logique de « britannicisation » de la société enmétropole, au moins dans le rapport à l’Empire et dansles questions impériales.

Résumé / Abstract : This dissertation analyses the way British North Americawas governed and represented in England and Scotlandbetween 1783 and 1815. It is based on the analysis ofthe correspondence of the Secretaries of State incharge of the colonies, on works published bypoliticians, economists and lobbyists, as well as onnewspapers, magazines and reviews. It shows that,after the loss of the thirteen American colonies, theBritish government implemented imperial policies thatwere both a continuation of the pre-war politics andanswers to new challenges that appeared in the age ofRevolutions. The analysis of the British government’spolicy for the Canadian colonies shows that it followedold principles but it also highlights the British imperialproject in North America. In analysing the debates andthe representations of these colonies in the Britishpublic sphere, this study uncovers the presence ofCanada and the interest of the British people, both inEngland and in Scotland, in their transatlanticpossessions after 1783. Through the study of thesepublic debates it becomes possible to reassess the wayBritons considered the settling of British North America,with Highland migrants in particular. Finally, the presentwork shows how the Scots influenced the way theCanadian colonies were administered, debated andrepresented in Britain – but most importantly, itdemonstrates that this Scottish influence wasinstrumental in increasing Britishness at home, at leastin the way the English and the Scots related andreacted to imperial questions in North America.