Les implications du remix dans la création plastique à l'ère de la dématérialisation numérique / Nicolas Boillot ; sous la direction de Gilles Méthel

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Art numérique

Appropriation (art)

Art -- Recherche

Méthel, Gilles (Directeur de thèse / thesis advisor)

Fourmentraux, Jean-Paul (1970-....) (Président du jury de soutenance / praeses)

Tramus, Marie-Hélène (19..-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Couchot, Edmond (1932-2020) (Membre du jury / opponent)

Lambert, Xavier (1952-....) (Membre du jury / opponent)

Université Toulouse-Jean Jaurès (Organisme de soutenance / degree-grantor)

École doctorale Arts, Lettres, Langues, Philosophie, Communication (Toulouse) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Laboratoire de recherche en audiovisuel-Savoirs, praxis et poïétiques en art (Toulouse) (Laboratoire associé à la thèse / thesis associated laboratory)

Relation : Les implications du remix dans la création plastique à l'ère de la dématérialisation numérique / Nicolas Boillot ; sous la direction de Gilles Méthel / , 2016

Résumé / Abstract : Cette thèse porte sur l’implication du remix dans la création plastique à l’ère de la dématérialisation numérique. Beaucoup d’éléments comme la technicité du médium, la malléabilité des contenus, la banalisation de la transgression du droit d’auteur ou la mise à disposition sans précédent de matériaux, impactent directement la création. Tout ceci donne lieu à de multiples stratégies de création par, pour, avec ou hors Internet. Les œuvres sont ouvertes, processuelles, interactives. L’art numérique est foisonnant et le remix y occupe une place de choix. C’est donc dans la longue histoire du remix artistique et dans celle inédite de la création numérique que j’ai choisi d’inscrire une recherche création. Artiste depuis plus de dix ans, j’ai eu à articuler une « recherche > création » (« sur l’art » et sur mes œuvres passées) et une « création > recherche » (sur mes œuvres en train de se faire). Lors de la « recherche > création », l’hypothèse de la filiation de mon travail avec le remix numérique m’a conduit à saisir, d’un point de vue théorique, les termes de la rencontre fructueuse du remix avec l’art numérique, puis à faire une analyse de sept de mes œuvres passées. Elle a souligné la portée critique et la diversité de mes remix et de leurs dominantes : la mise en jeu du droit d’auteur ; le rapport au temps et à l’interactivité ; la critique de l’abondance informationnelle ; et la collection, intention et principe de création. Cette « recherche > création » n’a pris tout son sens qu’avec la création de trois nouvelles œuvres lors de la « création > recherche ». La poursuite de mon hypothèse m’a invité à mettre en jeu la définition couramment admise du remix réflexif, notamment sa portée référentielle. Mes dernières œuvres sont nées de cette rupture et d’une intention non plus critique, mais expérimentale. Elles m’ont permis de distinguer un « remix distancié » qui va plus loin que le remix réflexif dans le sens d’une complète dissolution de l’original qui lui a donné vie.

Résumé / Abstract : The focus in this thesis is on the implications of remix in the art field within the digital dematerialisation era. Many elements like the technicality of the medium, the malleability of the contents, the banalisation of copyright infringement or the unprecedented availability of materials impact creation directly. All this has given birth to multiple creation strategies by, for, with or out of the Internet. Artworks are open, processual, interactive. Digital art is a flourishing movement and remix occupies a key place within. It is thus in the long history of artistic remix and the new emerging history of digital creation that I chose to enrol in a research creation. As an artist for more than ten years, I have had to articulate a ‘research > creation’ (‘on art’ and my past artworks) and a ‘creation > research’ (on my artworks in progress). During the period of ‘research > creation’, the assumption of the filiation of my work to digital remix led me to examine, from a theoretical point of view, the terms of the fruitful encounter between remix and digital art and then to apply the analysis to seven of my previous artworks. This brought to light the critical range and the diversity of my own remix and their dominance: the liability of the copyright; the relationship to time and interactivity; the criticism of informational abundance; and the collection as an intention and a principle of creation. This ‘research > creation’ has been ‘rendered real’ with the creation of three new artworks during the ‘creation > research’. The exploration of my hypothesis led me to jeopardise the generally accepted definition of reflexive remix, in particular its referential range. My latest artworks were born from this disruption and of an intention which was no longer critical, but experimental. These artworks enabled me to distinguish a ‘outpaced remix’ which goes beyond reflexive remix in the direction of a complete dissolution of the original from which each one derived.