(Re)découvrir le paysage japonais : une comparaison des sensibilités paysagères de voyageurs britanniques et français dans les récits de voyage au coeur du Japon de Meiji / Amandine Martin ; sous la direction de Hervé Mazurel et de Thomas Bouchet

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Récits de voyages anglais

Récits de voyages français

Paysage -- Japon -- Émotions

Orientalisme

Japon -- 1868-1912 (Ère Meiji)

Mazurel, Hervé (1977-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Bouchet, Thomas (1967-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Université Bourgogne Franche-Comté (2015-....) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Université de Bourgogne (1970-....) (Autre partenaire associé à la thèse / thesis associated third party)

Résumé / Abstract : À l’occasion des célébrations pour le 150e anniversaire des relations franco-japonaises, cette étude propose de revenir sur un aspect des échanges culturels entre le Japon, la Grande-Bretagne et la France. Elle a pour but de montrer comment s’exprime la sensibilité des voyageurs britanniques et français face au paysage japonais dans leurs récits de voyage, de 1858 jusqu’à la fin de l’ère Meiji en 1910. À partir du milieu du XIXe siècle, la France et l’Angleterre étaient régulièrement présentes en Chine pour imposer le commerce de force et coloniser l’Asie. Or, jusqu’à cette période, le paysage japonais n’était connu qu’indirectement, par les sources hollandaises, les quelques scientifiques qui parvinrent à y étudier au XVIIIe siècle, ainsi que par les nombreux objets peints et les estampes qui étaient exportés en Europe. En effet, le Japon était fermé à tout échange depuis le début du XVIIe siècle, sur la décision du shogun qui avait pris le pouvoir. C’est par l’intervention de l’amiral américain Matthew Calbraith Perry et de l’amiral écossais Sir James Stirling le 14 octobre 1854 que le Japon sortit de deux siècles et demi d’isolement. Les premiers témoignages de la culture japonaise vinrent des diplomates, appelés au Japon pour signer le traité d’amitié, de commerce et de navigation en 1858. Mais rapidement, des membres des classes sociales privilégiées et de la bourgeoisie purent aussi voyager au Japon pour voir de leurs propres yeux le paysage japonais, qu’ils avaient tant rêvé à travers les œuvres d’art et les livres. Ils furent également nombreux à être recrutés auprès du nouveau gouvernement impérial de Meiji qui prit le pouvoirà partir de 1868, pour contribuer à la modernisation du Japon. À leur tour, ils partagèrent leurs impressions et sensations intimes, agrémentées d’illustrations et de cartes. Ainsi, à partir des descriptions du paysage et de leurs sensations , depuis l’approche des côtes japonaises jusqu’à leur départ, ce mémoire a pour but de montrer comment chaque voyageur déploie un imaginaire à la fois personnel et collectif.