Consanguinitas : sang et identité à Rome (IIème siècle avant J.-C. - IIème siècle après J.-C.) / Candice Greggi-Badel ; sous la direction de Jean-Michel David

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Sang -- Aspect symbolique -- Rome

Identité collective -- Rome

Valeurs sociales -- Rome

Classification Dewey : 937

David, Jean-Michel (1947-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Moreau, Philippe (1949-.... ; latiniste) (Président du jury de soutenance / praeses)

Hurlet, Frédéric (19..-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Gourevitch, Danielle (1941-2021) (Membre du jury / opponent)

Mencacci, Francesca (19..-....) (Membre du jury / opponent)

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Organisme de soutenance / degree-grantor)

École doctorale d'Histoire de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Paris) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Anthropologie et histoire des mondes antiques (Paris) (Equipe de recherche associée à la thèse / thesis associated research team)

Anthropologie et histoire des mondes antiques (Paris) (Laboratoire associé à la thèse / thesis associated laboratory)

Anthropologie et histoire des mondes antiques (Paris) (Laboratoire associé à la thèse / thesis associated laboratory)

Résumé / Abstract : Qu'est-ce qu'une communauté de sang à Rome ? Pour le comprendre, cette thèse analyse le rôle de la consanguinité dans les représentations romaines à la fin de la République et au début de l'Empire (200 av. J-C-200 apr. J-C.). L'historiographie actuelle est divisée entre les juristes, qui insistent sur l'indifférence des Romains envers la « fatalité » biologique, et les anthropologues, qui mettent en valeur l'importance du sang dans la symbolique de la parenté et de l'ethnicité. Cette thèse aborde d'abord la consanguinité comme un réseau dont elle restitue le fonctionnement cognatique et ouvert, permettant le mélange des sangs par le mariage. Elle s'interroge ensuite sur les enjeux de la transmission s'intéressant plus particulièrement à la place du sang dans le discours médical sur la génération, au débat sur la transmission des vertus familiales par ce fluide et au problème de sa souillure et de sa pureté. Enfin, elle analyse les stratégies du sang dans le domaine familial comme dans le domaine diplomatique, terminant par l'utilisation de la consanguinité comme instrument de légitimation impériale. Au carrefour de l'histoire de la famille, de l'aristocratie, du corps et des mentalités, ce travail désire apporter un nouvel éclairage sur les valeurs de la culture romane.

Résumé / Abstract : What is a community of blood in Rome? To understand what lies behind this question, this thesis analyzes the role of consanguinity in the Roman representations at the end of the Republic and the beginning of the Empire (200 B.C. J-C-200 A.D. J-C.). Current historiography is divided between legal experts, who insist on the indifference of the Romans towards biological "fate", and anthropologists, who emphasize the importance of blood in the symbolic system of the relationship and the ethnicity. This thesis initially approaches consanguinity as a network which restores cognatic and transparent operation, allowing the mixture of bloods through marriage. It then focuses on the challenges of blood transmission and more specifically on the medical approach on generations, with the debate on the transmission of the family virtues through this fluid and the issue of its filthiness an purity. Lastly, it analyzes the strategies of blood in the family field as in the diplomatic field, ending with the use of consanguinity as an instrument of imperial legitimacy. At the crossroads of the family, aristocracy, body, and mentality, this essay aims to shed a new light on the values of the Roman Culture.