Date : 2015
Type : Livre / Book
Type : Thèse / ThesisLangue / Language : français / French
Temples hindous -- Réunion -- Saint-André (Réunion)
Tamouls (peuple d'Asie du Sud) -- La Réunion (France ; île)
Résumé / Abstract : "La cité de Saint-André située sur la côte au vent est connue pour ses nombreux temples. Une caractéristique qui trouve son origine dans la venue en nombre d'engagés indiens sur le territoire dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle. Par la suite, ces derniers s'y sont établis. Ils ont contribué à l'ébauchement de la vie de la ville. Aujourd'hui, ils contribuent au devenir de la ville. Même, les pouvoirs politiques tiennent compte de leur prédominance. Ainsi, le Dipavali, une sorte de " grand messe tamoule " a vu le jour sur la commune considérée comme la " ville des malbars ". En effet, si l'on compare Saint-André et Saint-Benoît, cette seconde commune possède peu de temples. Cette constatation peut être rapprochée de la moindre importance de la population malbar dans le chef lieu de l'Est, où elle a peu marqué la vie de la commune. Par contre, à Saint-André, les malbars ont fortement modelé le faciès de la ville. Ils sont principalement installés dans les quartiers de Petit-Bazar et de Cambuston. Cette implantation massive a modifié la physionomie de ces deux secteurs. La plus grande partie de lieux de culte tamoul y est d'ailleurs recensée. Sur la commune de Saint-André, cette multitude de temples ne fait pas office de " délégation " d'un seul culte. Il s'inscrit à l'intérieur d'une classification avec l'unique temple côtier urbain matérialisé par le koïl Siva Soupramanien. Ensuite viennent les temples d'établissements, en général sucriers représentés par, entre autres les sapèls malbars Pandialee de Ravine-Creuse ou Pandialee de Colosse. Enfin s'ajoutent les temples de familles. Cette typologie, assez simple se trouve toutefois compliquée par l'existence de toute une série de cas particuliers, ce qui n'autorise aucun classement par ordre d'importance. En effet, on ne peut pas arguer que l'un des types de temples est plus important que les autres. Quel serait alors le critère de référence? La prise en compte d'un certain nombre de facteurs et l'approche du terrain sont la résultante de cette typologie. En définitive, les recherches démontrent que la Réunion, même si elle prend sa source sur les grands continents, est devenue une île à part entière avec des spécificités. Et même, la religion a acquis une sorte de " label Réunion ". (Résumé de l'auteur).