Quand le Bleu passe au vert : la sécurisation de l'environnement à l'ONU / Lucile Maertens ; sous la direction de Bertrand Badie et de Géraldine Pflieger

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Nations Unies -- Environnement

Nations Unies -- Politique militaire

Environnement -- Protection -- Coopération internationale

Sécurité internationale -- Environnement

Classification Dewey : 327

Badie, Bertrand (1950-.... ; politiste) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Pflieger, Géraldine (1977-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Hug, Simon (Président du jury de soutenance / praeses)

Orsini, Amandine (1981-.... ; politiste) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Petiteville, Franck (1966-.... ; politiste) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Institut d'études politiques (Paris ; 1945-....) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Université de Genève. Faculté des sciences de la société (Organisme de cotutelle / degree co-grantor)

École de la recherche de Sciences Po (Paris ; 1995-....) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Centre de recherches internationales (1952-.... ; Paris) (Laboratoire associé à la thèse / thesis associated laboratory)

Relation : Quand le Bleu passe au vert : la sécurisation de l'environnement à l'ONU / Lucile Maertens ; sous la direction de Bertrand Badie et de Géraldine Pflieger / [Lieu de publication inconnu] : [éditeur inconnu] , 2015

Résumé / Abstract : Depuis plusieurs décennies, l’Organisation des Nations Unies (ONU) – ses Etats membres, ses programmes officiels et ses fonctionnaires – s’intéresse aux connexions entre environnement et sécurité. Pourtant, l’inscription des problématiques environnementales dans l’agenda sécuritaire onusien n’a pas fait l’objet d’une étude détaillée. De même, la littérature sur la construction sociale des enjeux de sécurité ne propose pas un éclairage exhaustif sur les fonctions des organisations internationales dans le processus de sécurisation. La présente thèse vise à combler ces vides. S’appuyant sur des enquêtes d’inspiration ethnographique – observations participantes, entretiens semi-directifs –, elle examine, de l’intérieur, l’intégration de l’environnement dans la définition et la gestion de la sécurité à l’ONU. La recherche a ainsi montré que, ancrés dans des intentionnalités multiples – stratégies gouvernementales, organisationnelles et individuelles –, les efforts de sécurisation de l’environnement à l’ONU s’articulent autour de quatre modalités principales : sécurisation par le langage, sécurisation par l’intégration institutionnelle, sécurisation par la technique, sécurisation inversée. Les manœuvres de sécurisation sont confrontées à des obstacles relevant tant de contraintes imposées par les Etats membres que de rivalités internes. Toutefois, même si peu d’effets ont été observés sur le système de gouvernance globale de l’environnement, les manœuvres de sécurisation ne sont pas sans conséquence : elles favorisent le changement institutionnel pour les acteurs sécurisants et participent à la construction d’un « ordre symbolique » constitué d’obligations et d’interdépendances.

Résumé / Abstract : For decades, the United Nations (UN) – its member states, its programs and its personnel – have been concerned with how the environment and security are linked. However, academic research does not offer an extensive analysis of the ways environmental issues have been promoted within the UN security agenda. Likewise, the literature on the construction of security issues does not provide comprehensive insight on the role of international organizations in the securitization process. This dissertation aims to fill these gaps. Based on a grounded theory approach and ethnographic methods – participant observations, semi-structured interviews – it investigates the integration of the environment into the definition and management of security within the UN, from the inside. First, research has revealed governments, organizations and individuals have multiple and sometimes competing motives. Second, at the UN, environmental securitization occurs through four main modalities: discursive securitization, institutional securitization, technical securitization, reverse securitization. Efforts to promote securitization may be opposed by the member states or competing UN agencies if such moves are counter to their interests. However, although few effects were observed on the global environmental governance system, securitizing moves are not inconsequential: they promote institutional change for securitizing actors and participate in building a "symbolic order" consisting of obligations and interdependence.