Pour une histoire esthétique et technique de la production animée : le cas de la Tôei Dôga (1956 - 1972) / Marie Pruvost-Delaspre ; sous la direction de Laurent Creton

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Miyazaki -- Hayao -- 1941-.... -- Critique et interprétation

Takahata -- Isao -- 1935-2018 -- Critique et interprétation

Tōei Dōga Kabushiki Kaisha -- Japon

Industries culturelles -- Japon -- 1945-1990

Cinéma -- Politique publique -- Japon -- 1945-1990

Films d'animation -- Japon -- 1960-1990 -- Histoire et critique

Films d'animation -- Japon -- 1945-1960 -- Histoire et critique

Syndicats d'entreprise -- Japon -- 1945-1990

Animation (cinéma) -- Japon -- 1945-1990

Films d'animation -- Esthétique -- Japon -- 1945-1990

Creton, Laurent (Directeur de thèse / thesis advisor)

Duchet, Chantal (Président du jury de soutenance / praeses)

Denis, Sébastien (1973-....) (Membre du jury / opponent)

Hamus-Vallée, Réjane (1975-....) (Membre du jury / opponent)

Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

École doctorale Arts et médias (Paris) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Institut de recherche sur le cinéma et l'audiovisuel (Paris) (Laboratoire associé à la thèse / thesis associated laboratory)

Laboratoire d'excellence industries culturelles et création artistique (Paris) (Autre partenaire associé à la thèse / thesis associated third party)

Relation : Aux sources de l'animation japonaise : le studio Tôei Dôga (1956-1972) / Marie Pruvost-Delaspre / Rennes : Presses universitaires de Rennes , DL 2021

Résumé / Abstract : Le studio de la Tôei Dôga, fondé en 1956, est dans le Japon d’après-guerre tout à la fois le creuset d’une certaine conception de l’animation, le cœur de la formation d’une grande partie des techniciens qui vont soutenir l’industrie, mais aussi le lieu d’émergence, d’intégration et de réinvention de l’animation japonaise. En effet, si Hiroshi Ôkawa, qui dirige le studio jusqu’à sa mort en 1971, cherche à définir la structure comme le « Disney de l’Orient », le modèle américain, avidement recopié, a aussi été rapidement mis de côté, pour donner lieu à de nombreuses réinventions, appropriations et innovations technologiques. Etudiées d’un point de vue esthétique et technique, grâce à la conjonction de l’analyse formelle des films et de la prise en compte systématique des témoignages et des documents de production, ces innovations donnent à voir un processus de réappropriation du médium qui touche de près à l’histoire des techniques. Un enjeu important, dans le cadre de ce travail, consiste également à replacer aussi précisément que possible la production animée dans l’environnement économique et culturel de son époque. Ceci ne prend cependant pas nécessairement la forme d’une approche purement culturelle, mais cherche plutôt à conjuguer, grâce à des outils empruntés à l’histoire de l’art et à l’histoire culturelle, la matière filmique et la mise en question de son « contexte ». Si l’enjeu central de cette thèse aura été de définir, sur un plan esthétique et technique, une histoire de la production animée raisonnée et fondée sur une étude précise des documents disponibles, il apparaît que ses conclusions mettent en jeu les différents modèles de production traversés successivement par la Tôei, comme autant de propositions artistique, politique et stratégique, de ce que peut être le cinéma d’animation.

Résumé / Abstract : The Tôei Doga studio, founded in 1956, is the place in post-war Japan where was developped a new conception of animation, trained a large part of the technicians who will support the industry in the next decades, but also the place of emergence, integration and reinvention of Japanese animation. Indeed, if Hiroshi Okawa, who will run the studio until his death in 1971, seeks to define the structure as the "Disney of the East", the American model, eagerly copied, was also quickly set aside by Tôei, a process originating many technological innovations. Studied from an aesthetic and technical point of view, through a combination of a formal analysis of Tôei Dôga’s production from 1956 to 1971 and the systematic consideration of the animators’ testimonies and production documents, these innovations make a process of appropriation of the medium visible, questionning the history of technology. A crucial issue in the context of this dissertation also includes replacing as accurately as possible Tôei Dôga’s production in the vibrant economic and cultural environment of its time. This however does not necessarily involve an approach similar to that of cultural studies, but is rather seeking to combine, with tools borrowed from art history and cultural history, film material with the questioning of its "context." If the central issue here has been to implement, on an aesthetic and technical level, a history of the animation production process based on a careful study of available records, it appears that Tôei’s successive production models involve many artistic, political and strategic suggestions of what animation may be.