Prise en charge de l’insomnie chronique primaire (ICP) : analyse comparative des difficultés ressenties par les médecins et les patients de l’arc alpin / Floriane Pricaz ; sous la direction de Yoann Gaboreau

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Insomnie -- Thérapeutique

Maladies chroniques -- Thérapeutique

Insomnie -- Patients -- France -- Alpes (France ; nord) -- Enquêtes

Insomnie -- Patients -- Entretiens

Médecins généralistes -- France -- Alpes (France ; nord) -- Enquêtes

Médecins généralistes -- Entretiens

Classification Dewey : 610

Gaboreau, Yoann (1981-.... ; médecin) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Pépin, Jean-Louis (1959-.... ; pneumologue) (Président du jury de soutenance / praeses)

Université Joseph Fourier (Grenoble, Isère, France ; 1971-2015) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Résumé / Abstract : Un français sur 5 était concerné en 2008 par l’insomnie chronique primaire. Ses complications sont nombreuses et coûteuses. Perfectionner sa prise en charge en soins primaires ne pourra être accessible que par la compréhension des phénomènes engagés entre les principaux acteurs. L'objectif est de mettre en lumière les visions et représentations consensuelles ou dissensuelles entre les médecins généralistes et leurs patients insomniaques. Cette étude qualitative menée dans l’arc alpin exploitait les verbatims des 2 premières études qualitatives auprès de ces 2 populations. Elles exploraient les attentes et difficultés de prise en charge ressenties par chacun. Des entretiens enregistrés ont été menés retranscrits et codés jusqu’à saturation des données. Ces codes ont été réutilisés pour une triangulation des données. Une analyse matricielle a pu être conduite. 13 généralistes et 31 patients ont été interrogés, 5 thématiques communes ont été dégagées. La multiplicité des motifs et l’abord tardif au cours d’une même consultation, les échecs itératifs des thérapies auto-entreprises retardaient sa prise en charge médicale. L’insomnie était vécue comme d’importance mineure accompagnée d’une absence de dépistage individuel systématique. Les medecins ressentaient une pression de prescription médicamenteuse, redoutés par les patients qui déclaraient attendre plus d’écoute et d’explication. Les médecins éprouvaient des difficultés face au sevrage alors que les patients se disaient accessibles. Les patients attendaient de leur médecin des compétences dans cette pathologie et ne les sentaient pas capable de les prendre en charge.Les médecins ne se sentaient pas armé pour cela.