L'habiter en migration : sénégalais et gambiens à Barcelone / Marème Niang ; sous la direction de Geneviève Cortes et de Naïk Miret

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Sénégalais -- Migrations -- Barcelone (Espagne)

Gambiens -- Migrations -- Barcelone (Espagne)

Intégration sociale

Homme -- Effets de l'environnement

Cortes, Geneviève (Directeur de thèse / thesis advisor)

Miret, Naïk (Directeur de thèse / thesis advisor)

Giband, David (1969-....) (Président du jury de soutenance / praeses)

Torres Pérez, Francisco (1944-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Guérin-Pace, France (1960-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Timera, Mahamet (Membre du jury / opponent)

Baby-Collin, Virginie (1972-....) (Membre du jury / opponent)

Université Paul Valéry (Montpellier) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

École doctorale 60, Territoires, Temps, Sociétés et Développement (Montpellier ; ....-2014) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Acteurs, ressources et territoires dans le développement (Montpellier ; Perpignan) (Laboratoire associé à la thèse / thesis associated laboratory)

Résumé / Abstract : Cette thèse s’inscrit dans une réflexion géographique sur la façon dont les rapports des migrants à l’espace s’accommodent des formes contemporaines de la migration. Le choix des migrants sénégalais et des Gambiens apporte un éclairage sur la manière dont ces individus-acteurs venus de pays pauvres et émigrant vers la métropole européenne de Barcelone, engagent un processus de territorialisation et de construction identitaire. Ce questionnement met aussi en lumière les écarts économiques, spatiaux et culturels qui accompagnent l’expérience migratoire. L’analyse croisée et multi-scalaire de données statistiques et de données qualitatives issues d’entretiens de types biographiques a permis de décrypter le processus de construction de l’habiter en situation migratoire, conçu comme un « système de liens et de lieux » complexe. Cet habiter relève, d’une part, d’une inscription plurielle et différenciée des Sénégalais et des Gambiens dans l’espace à travers leurs pratiques résidentielles, les échanges dans les lieux de vie (travail et sociabilités) et la fabrique de lieux au quotidien, et, d’autre part, de différentes formes d’ancrages et d’identification sous-tendues par une tension permanente entre l’ici et l’ailleurs. L’habiter en situation migratoire se lit également comme un processus temporel, dynamique et fluctuant, se recomposant au fil de la trajectoire de vie des migrants, se réajustant sans cesse en fonction des expériences socio-spatiales et des contextes locaux. Le « savoir habiter » des migrants confirme ainsi une négociation constante entre un ensemble de contraintes et de possibilités, entre logiques individuelles et collectives, faisant émerger différentes formes de territorialisation et figures de spatialité de l’habiter.

Résumé / Abstract : This thesis contributes to a geographical reflection on the way in which the relationships of migrants to space are shaped contemporary forms of migration. The choice of the Senegalese and Gambian migrants sheds light on the way by which these individual-actors coming from poor countries and emigrating towards the European metropolis of Barcelona engage in a process of territorialisation and identity construction. This case study also highlights the economic, spatial and cultural gaps which accompany the migratory experience. The combined and multi-scalar analysis of statistical data and qualitative data resulting from biographical interviews enables to decipher the construction process of dwelling in migratory situations, conceived as a complex “system of bonds and places”. Dwelling, is produced on the one hand, by a plural and differentiated inscription of the Senegalese and Gambians in space through their residential practices, the exchanges in their places of living, and the daily construction of places, and, on the other hand, various forms of anchoring and identification underpinned by a permanent tension between the "here" and the "elsewhere". Dwelling in migratory situation is also analyzed as a temporal process, dynamic and fluctuating, recomposing itself along the life trajectory of the migrants, readjusting unceasingly according to the socio-space experiences and the local contexts. The “dwelling capacity” of migrants thus confirms a constant negotiation between a whole of constraints and possibilities, between individual and collective logics, producing various forms of territorialisation and spatial figures of spatiality.