Facteurs associés aux expériences de mort imminente dans les arrêts cardiorespiratoires réanimés / François Lallier ; sous la direction de Jean-Jacques Charbonier

Date :

Editeur / Publisher : [S.l.] : [s.n.] , 2014

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Expériences de mort imminente

Arrêt cardiaque -- Dissertation universitaire

Traitement médicamenteux -- Dissertation universitaire

Recueil de l'anamnèse -- Dissertation universitaire

Médecine générale

Médecine de famille -- Dissertation universitaire

Charbonier, Jean-Jacques (19..-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Université de Reims Champagne-Ardenne (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Résumé / Abstract : Méthode : Il s’agissait d’une étude analytique transversale portant sur la période de 2005 à 2012 au CHU de Reims. Les patients ayant présenté un ACR durant cette période ont été interrogés. Leurs antécédents médico-chirurgicaux et leurs traitements habituels ont été recueillis. Le questionnaire de Greyson a été utilisé pour définir une EMI. Résultats : Sur 118 patients, d’âge moyen 53,9 ± 15,8, 18 (15,3 %) ont présenté une EMI. Les principales variables associées de manière significative à une baisse de la fréquence des EMI étaient les antécédents neurologiques (OR = 0,91 ; IC 95 % : [0,90-0,93]), psychiatriques (OR = 0,71 ; IC 95 % : [0,69-0,72]), cardio-vasculaires (OR = 0,65 ; IC 95 % : [0,64-0,66]), la prise d’au moins 2 médicaments (OR = 0,37 ; IC 95 % : [0,36-0,38]), les bétabloquants (OR = 0,44 ; IC 95 % : [0,43-0,45]) et les benzodiazépines (OR = 0,50 ; IC 95 % : [0,49-0,51]). Les principales variables associées de manière significative à une hausse des EMI étaient l’âge < 60 ans (OR = 1,23 ; IC 95 % : [1,21-1,24]), les antécédents pneumologiques (OR = 1,75 ; IC 95 % : [1,73-1,77]), endocrinologiques (OR = 1,45 ; IC 95 % : [1,43-1,46]) et rhumatologiques (OR = 3,79 ; IC 95 % : [3,75-3,84]). Conclusion : Les EMI sont relativement fréquentes dans les ACR (15,3 %). Aucune augmentation significative des EMI n’a été mise en évidence chez les patients ayant des antécédents psychiatriques, neurologiques ou cardio-vasculaires. Ils avaient en revanche significativement moins souvent d’EMI, comme les sujets prenant des traitements au long cours, en particulier des bétabloquants ou des benzodiazépines. Nous n'avons pas trouvé d'explication à la possible influence des antécédents pneumologiques, endocrinologiques, ou rhumatologiques.