Les modalités de la parole tragique et épique en traduction : les Euménides d'Eschyle et les Géorgiques de Virgile / Aymeric Münch ; sous la direction de Philippe Brunet

Date :

Editeur / Publisher : [S.l.] : [s.n.] , 2014

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Eschyle (0525?-0456 av. J.-C.) -- Les Euménides

Virgile (0070-0019 av. J.-C.) -- Géorgiques

Grec (langue) -- Métrique et rythmique

Théâtre (genre littéraire) antique -- Traductions françaises

Brunet, Philippe (1960-.... ; helléniste) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Auvray-Assayas, Clara (1960-....) (Membre du jury / opponent)

Baudelle, Yves (1961-....) (Membre du jury / opponent)

Briand, Michel (1958-....) (Membre du jury / opponent)

Gonçalves, Rodrigo Tadeu (Membre du jury / opponent)

Poignault, Rémy (1954-....) (Membre du jury / opponent)

Université de Rouen Normandie (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Équipe de recherche interdisciplinaire sur les aires culturelles (Mont-Saint-Aignan, Seine-Maritime ; 2012-....) (Equipe de recherche associée à la thèse / thesis associated research team)

Résumé / Abstract : Le chœur des Euménides d’Eschyle passe du sommeil à la danse frénétique autour d’Oreste au gré des divers changements métriques qui affectent leur parole. Les autres personnages utilisent toutes les ressources du trimètre iambique pour les exhorter à l’action ou exprimer leur dégoût. À l’inverse, les Géorgiques de Virgile unifient dans une même forme métrique une parole protéiforme, capable de raconter les malheurs d’Orphée comme d’enseigner l’assemblage d’une charrue. Parmi les traductions françaises de ces deux œuvres depuis les années 1920, quelques unes cherchent à transposer cette diversité propre à la tragédie et cette continuité propre à l’épopée. Cette thèse propose pour ces deux œuvres une traduction qui adopte et adapte les mètres antiques eux-mêmes. Celle-ci s’inscrit dans une histoire de la traduction d’Eschyle et de Virgile mais aussi dans l’histoire des vers mesurés qui commence en France à la Renaissance et se poursuit aujourd’hui dans les expérimentations scéniques du théâtre Démodocos. L’attention portée à la profération du texte original et à la restitution de sa prononciation comme de son rythme constitue la première étape du travail de traduction. Il se poursuit par la recherche des moyens que la langue française et le travail du récitant peuvent offrir pour rendre l’opposition entre temps forts et temps faibles considérée comme fondatrice de la perception rythmique. Le vocabulaire réservé d’abord à la métrique gréco-latine peut être alors réemployé pour évoquer les diverses possibilités expressives de ces vers mesurés modernes. En outre, la lecture de la parole eschyléenne et virgilienne en traduction métrique permet d’en saisir plus directement les enjeux, ici dramaturgiques, là didactiques.