Clergé paroissial et changement religieux dans l'archidiocèse de Prague du Concile de Trente à la fin du XVIIe siècle / Nicolas Richard ; sous la direction de Olivier Chaline et de Martin Nejedlý

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Clergé -- Prague (République tchèque) -- 1500-1800

Contre-Réforme -- Prague (République tchèque)

Classification Dewey : 270

Chaline, Olivier (1964-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Nejedlý, Martin (1964-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Tallon, Alain (1967-....) (Président du jury de soutenance / praeses)

Catalano, Alessandro (1970-....) (Membre du jury / opponent)

Čornejová, Ivana (Membre du jury / opponent)

Koller, Alexander (1960-) (Membre du jury / opponent)

Université Paris-Sorbonne (1970-2017) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Univerzita Karlova (Prague) (Organisme de cotutelle / degree co-grantor)

École doctorale Histoire moderne et contemporaine (Paris) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Centre de recherche sur l’histoire d’Europe centrale (Paris) (Equipe de recherche associée à la thèse / thesis associated research team)

Résumé / Abstract : Le changement religieux que connaît la Bohême au XVIIe siècle est sans équivalent à l’époque : un royaume tout entier, où les fidèles de Rome n’étaient que très minoritaires, bascule dans le camp catholique. Ce phénomène est examiné dans cette thèse sous son aspect concret : la façon dont le paroissien de l’archidiocèse de Prague a pu le vivre, ce qui a amené à l’étude de l’action du clergé paroissial. La stratégie de conversion mise en place au lendemain des discussions du concile de Trente sur la concession du calice a généralisé dans les paroisses de Bohême une situation de flou confessionnel, mais il faut attendre la victoire catholique de la Montagne Blanche pour que Rome consente enfin, pour des raisons pastorales, à modifier sa position. La réforme que connaît le royaume au moment de la guerre de Trente ans trouve ses origines dans l’élan missionnaire catholique du début du XVIIe et les théories théologico-politiques du temps. Elle est fortement marquée par l’empreinte de la guerre, qui a joué en outre un rôle de catalyseur alors que les autorités politique et religieuse défaillaient. Les régnicoles, dont le catholicisme est à l’origine souvent purement formel, se l’approprient peu à peu dans le courant du XVIIe siècle. La mort de la dernière génération ayant connu une autre situation religieuse dans les années 1670, l’essor de la ferveur à la fin du siècle vont de pair avec la naissance du danger hérétique, maintenant que l’hérésie a cessé de faire partie du quotidien, désormais rythmé par une vie liturgique et sacramentelle ayant son caractère propre.

Résumé / Abstract : The religious change that happens in Bohemia in the 17th century has no equivalent in the Europe at this time: the whole country, where Catholics were in a very minority, comes back to the roman Church. This evolution is here seen from a very prosaic point of view: how lay people live this change, and so how acts the parish clergy in this matter. Conversion’s strategy, at the end of the Council of Trent, was to permit the use of the chalice to the laity. The consequence of this permission was a very hazy situation in the parishes, but Holy See did nothing before the battle of White Mountain, and after the battle, he suppressed chalice, mainly for pastoral reasons. During the Thirty years War, the kingdom is the place of a general reform, which has its origins in the catholic missionary movement of the beginning of the century and in the political theories of this time. Bohemia is strongly marked by the war that acts as a catalyst; at the same time political and religious authorities were lacking. The inhabitants, usually just formal Catholics at the beginning, convert themselves more and more deeply during the 17th century. The eldest, who remembered the non-Catholics services, died during the 1670’s and at the end of the century, the fervour is general. Heretics, who are nearly inexistent at the end of the period, are seen now like a danger because they are out of everyday life, which is punctuated by an original liturgy and sacramental life.