La part de la Syrie dans la littérature de voyage dans les pays du Levant du XIXe siècle / Abdulmalek Al-Zaum ; sous la direction de Jean-Jacques Tatin-Gourier

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Récits de voyages français -- 18e siècle -- Thèmes, motifs

Récits de voyages français -- 19e siècle -- Thèmes, motifs

Voyageurs français -- Syrie -- 18e siècle

Voyageurs français -- Syrie -- 19e siècle

Écrivains français -- Proche-Orient -- 19e siècle

Écrivains français -- Proche-Orient -- 18e siècle

Proche-Orient -- Dans la littérature

Syrie -- Dans la littérature

Tatin-Gourier, Jean-Jacques (Directeur de thèse / thesis advisor)

Université de Tours (Organisme de soutenance / degree-grantor)

École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Tours ; 1996-2018) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Équipe d'accueil Histoire des représentations (Tours) (Equipe de recherche associée à la thèse / thesis associated research team)

Résumé / Abstract : La position a priori anti-ottomane, élaborée par des philosophes comme Volney et Montesquieu, en Syrie a été largement partagée par les voyageurs du XIXe siècle et même complétée par l'ensemble des travaux réalisés tout au long du XIXe siècle. Ainsi, voyageurs scientifiques, philosophes, consuls, journalistes ou même poètes, se sont presque tous impliqués dans l'élaboration et la circulation des clichés et des idées reçues sur la Syrie et sur le système turc en Syrie perçu comme une tyrannie globale. Les voyageurs participent ainsi avec leurs écrits, directement ou indirectement, à pérenniser la vision du « despotisme oriental» élaborée par leurs prédécesseurs et relayée dans un premier temps par Volney. Celui-ci, à peine arrivé en Syrie en 1783, dénonçait la misère dont il rendait aussitôt responsables les Turcs. Les autres voyageurs ont presque tous fait le concept de despotisme oriental et ont approuvé dans leurs récits l'auteur du Voyage en Égypte et en Syrie. D'une manière générale, on comprend que l'espace syrien évoque aux voyageurs des souvenirs ancestraux et leur rappelle un passé aussi bien religieux qu'historique parfois très proche. Par là-même, la Syrie, exotique, mythique ou pittoresque, a représenté un intérêt tout particulier pour les voyageurs-écrivains, les touristes et les scientifiques en quête d'exotisme et d'un retour aux sources.

Résumé / Abstract : The a priori anti-Ottoman position, developed by philosophers such as Volney and Montesquieu, in Syria, was largely shared by travelers in the 19th century. This preconceived philosophy was reinforced and "completed" by the entire collection of works written throughout the 19th century. Traveling scientists, philosophers, consuls, journalists, and even poets were almost all involved in developing and circulating ideas and clichés regarding Syria and the idea that Turkish rule in Syria was tyrannous. Travelers, as well as their writings, directly or indirectly perpetuated the vision of "Oriental tyranny." This vision, developed by predecessors, was first communicated in writing by Volney. In 1783, he had barely just arrived in Syria, when he began denouncing the misery he encountered, forwhich he held Turkish officials immediately responsible. Other travelers almost all supported the idea of "Oriental Tyranny" and agreed with the author of Voyage en Egypte et en Syrie in their writings.Generally speaking, Syria makes travelers think of their forefathers and reminds them of the past (in both a historic and religious context) that is in reality not that distant from the present. Moreover, those in search of getting back to the basics and the exotic; traveling writers, tourists, and scientists, took a particular interest in the exotic, mythic or picturesque Syria.