Réduction du temps de no-flow dans l’arrêt cardiaque pré-hospitalier : intérêt de la ventilation par tube laryngé / Bruno Lehodey ; sous la direction de Maxime Maignan

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Médecine d'urgence

Arrêt cardiaque -- Thérapeutique

Massage cardiaque

Respiration artificielle

Classification Dewey : 610

Maignan, Maxime (1980-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Carpentier, Françoise (1950-....) (Président du jury de soutenance / praeses)

Université Joseph Fourier (Grenoble ; 1971-2015) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Résumé / Abstract : Introduction : Les recommandations internationales soulignent l’importance de la réduction des périodes sans compression thoracique (no-flow) lors de la prise en charge de l’arrêt cardiaque. Le but était d’évaluer le temps de no-flow, lors d’un arrêt cardiaque par un infirmier pré-hospitalier, selon une ventilation par tube laryngé (TL) et compressions thoraciques continues. Méthodes : Cette étude prospectrice, multicentrique, randomisée s’est déroulée du 01/03/2011 au 28/02/2012. Les patients majeurs en arrêt cardiaque pris en charge par un infirmier en pré-hospitalier étaient inclus, excepté les femmes enceintes et les traumatisés faciaux. La réanimation comprenant 2 insufflations par masque facial et 30 compressions thoraciques (groupe MF) était comparée à la ventilation par le TL avec des compressions thoraciques continues (groupe TL). Résultats : 82 patients ont été inclus. Le temps de no-flow global n’était pas différent (328 min [172-497] groupe TL, vs 313 min [225-404] groupe MF, p=0.806). Par minutes de réanimation, le TL permettait de diminuer le temps de no-flow (15 s [12-19] groupe TL, vs 24 s [19-29] groupe MF, p<0.01), et une baisse du nombre d’interruptions des compressions thoraciques, (15 [9-23] vs 25 [15-33], p=0.028). Le taux d’échec de mise en place du TL était de 22.5%. Enfin, il n’existait pas de différence significative de pronostic entre les deux groupes. Conclusion : L’apport du TL permet une réduction du temps de no-flow mais peu significative dans l’arrêt cardiaque pré-hospitalier. D’autres études complémentaires sont nécessaires pour étudier son impact sur la mortalité, et sur le temps de no-flow totale lors d’une mise en place précoce.