Mythes fondateurs, mythes reconstructeurs : étude de Don Quichotte, Don Juan et La Célestine chez Azorín (1873-1967), Miguel de UNAMUNO (1864-1936) et Ramiro de MAEZTU (1874-1936) / Bedis Ben Ezzedine Zitouna ; sous la direction de Françoise Etienvre

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Azorín -- 1873-1967 -- Critique et interprétation

Unamuno -- Miguel de -- 1864-1936 -- Critique et interprétation

Maeztu -- Ramiro de -- 1874-1936 -- Critique et interprétation

Don Juan -- personnage légendaire -- Dans la littérature

Don Quichotte -- personnage fictif -- Dans la littérature

Celestina -- personnage fictif -- Dans la littérature

Génération de 98 (mouvement littéraire)

Etienvre, Françoise (Directeur de thèse / thesis advisor)

Rabaté, Jean-Claude (Président du jury de soutenance / praeses)

Hibbs, Solange (1950-....) (Membre du jury / opponent)

Lakhdari, Sadi (Membre du jury / opponent)

Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

École doctorale Europe latine et Amérique latine (Paris) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Centre de recherche sur l'Espagne contemporaine (Paris) (Laboratoire associé à la thèse / thesis associated laboratory)

Résumé / Abstract : Au centre de cette thèse se trouvent trois écrivains renommés qui appartiennent à un groupe littéraire espagnol, plus connu sous le nom de « génération de 1898 » : Azorín, Miguel de Unamuno et Ramiro de Maeztu. Bien que ce groupe ne soit pas homogène, ces auteurs engagés, à l'origine des journalistes, aspiraient à un seul et même objectif : procéder à la régénération de l'Espagne ravagée par la perte des colonies en raison de l'apathie et de la léthargie de ses dirigeants. Ce désir « régénérateur » s'est concrétisé à travers des expériences littéraires différentes qui ont mené chacun des trois auteurs à procéder à sa propre quête. Chacun d'entre eux s'est vu confronté à des interrogations existentielles telles que la question de l'éternel retour, celle de l'immortalité, ou encore celle de l'inanité de la vie. C'est par le biais des trois figures mythiques de la littérature espagnole : Don Quichotte, Don Juan et la Célestine, qu'ils sont parvenus à dépasser leurs préoccupations existentielles. En leur donnant une nouvelle vie, ces auteurs offrent aux figures mythiques une autre dimension : ils vont même jusqu'à les sanctifier. En réalité, les écrivains voient dans cette réinterprétation le salut même de l‟Espagne, mais les figures mythiques qu’ils ne cessent tantôt de valoriser, tantôt de démystifier, jouent d'autres rôles plus pragmatiques et plus prépondérants. Elles ont également une fonction plus immédiate. En fait, tout dans leurs œuvres tend à éveiller le peuple espagnol et à lui inculquer un sentiment patriotique imprégné d'une philosophie quichottesque, celle qui consiste à garder ses idéaux, tout en ayant une conscience lucide et aigüe.

Résumé / Abstract : In the centre of this thesis, there are three writers who belong to a Spanish literary group, better known to the word as “Generation of 1898” : Miguel de Unamuno, Azorín and Ramiro de Maeztu. Although this group is not homogeneous, these engaged writers, who are originally journalists, had a common and unique objective: regenerating Spain, that was devastated by the loss of its colonies due to its leader's apathy and lethargy. The desire was archives through various literary experiences that led each of the three writers to carry on his own quest. Each of them dealt with different existential questions such as the one of “eternal return”, “immortality” or the “futility of life”: it was in the three mythic figures of Spanish literature: don Quixote, don Juan and Celestina that their concerns were reflected. By reviving them, the three writers were giving these figures new dimensions. In truth, the writers considered this reinterpretation as a sanctification. Yet, the mythical figures that they valued sometimes and criticized some other times, played other, more prominent and pragmatic roles. They had equally a move immediate function. In fact, everything in their writings tended to awaken in Spanish people a sense of patriotism, impregnated with the “quixotic” philosophy. A philosophy that preserved an accurate and clear awareness.