Identifications étrangères : une analyse des chorégraphies "Ce dont nous sommes faits" et "Incarnat" de Lia Rodrigues et "Sécheresse et pluie" et "Requiem" d'Ea Sola / par Mattia Scarpulla ; sous la direction de Marina Nordera et codirigée par Michel Guérin et Alessandro Pontremoli,....

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Femmes chorégraphes

Identité collective

Postcolonialisme

Image du corps

Danse contemporaine

Nordera, Marina (1965-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Guérin, Michel (1946-.... ; professeur d'esthétique) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Pontremoli, Alessandro (1959-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Université de Nice (1965-2019) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Université de Nice. UFR des lettres, arts et sciences humaines (Organisme de soutenance / degree-grantor)

École doctorale Lettres, sciences humaines et sociales (Nice ; 1992-2016) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Collection : Lille-thèses / Atelier de reproduction des thèses / Lille : Atelier national de reproduction des thèses , 1983-2017

Relation : Identifications étrangères : une analyse des chorégraphies "Ce dont nous sommes faits" et "Incarnat" de Lia Rodrigues et "Sécheresse et pluie" et "Requiem" d'Ea Sola / par Mattia Scarpulla ; sous la direction de Marina Nordera et codirigée par Michel Guérin et Alessandro Pontremoli,.... / [S.l.] : [s.n.] , 2010

Résumé / Abstract : Les chorégraphies de Lia Rodrigues et d’Ea Sola soulèvent des discours politiques et identitaires. Ce dont nous sommes faits (2001) et Incarnat (2005) de Lia Rodrigues représentent le rapport de la compagnie à l’état-nation brésilien, et plus particulièrement à ses jeunesses et à la société de la favela. Des corps nus concentrent l’attention du spectateur sur leur chair, sur une organicité en modification au-delà d’une identité humaine. Des corps habillés comme dans la vie quotidienne introduisent des actes de douleur et des images médiatiques violentes. Sécheresse et Pluie (1995) et Requiem (2000) d’Ea Sola racontent la relation de la chorégraphe avec la mémoire du Vietnam, sa terre natale. Des corps âgés, des sonorités ‘traditionnelles’, des corps désarticulés, des conflits légendaires, sont des traces de deuil poétiques sur une histoire d’un état-nation construite selon les conventions occidentales. Ea Sola joue avec ses identités françaises et vietnamiennes, déconstruit et mêle des identités scéniques. Le chercheur observe le phénomène culturel dansé et le décrit. Comment une théorie prend-elle forme ? pourquoi ? Au travers de ces quatre chorégraphies, le chercheur compose une autocritique de l’analyse épistémologique, entrecroisant ses propres identités sociales, il ouvre ses recherches sur son passé culturel et intime, sur d’autres univers chorégraphiques, et sur des théories politiques et esthétiques, et se confronte ainsi aux dérivées ethnocentriques de la théorie en danse. Des figurations de l’étranger surgissent sur scène, dans des corps qui modifient continuellement leur image humaine, mythique, animale et organique. Dans l’analyse, l’étranger est ici entendu comme immigré, comme intrus, être déviant. Des « identifications étrangères » naissent comme élément d’un processus théorique pour aborder les figurations de l’autre en danse, obligeant aussi à déplacer le regard du chercheur.

Résumé / Abstract : Lia Rodrigues’s and Ea Sola’s choreographies raise political and identity discourses. Lia Rodrigues’sWhat we are made about (2001) and Incarnat (2005) represent company’s connection to brazilian nation, and particularly to its youth and its favela society. Naked bodies bring public attention on their flesh, on their organic modification beyond human identity. Bodies dressed up casually dance painful actions and media images of violence. Ea Sola’s Sécheresse et Pluie (1995) and Requiem (2000) relate company’s connection to vietnamese memory, her native land. Old bodies, ‘traditional’ tones, disarticulate bodies, legendary conflicts: these are some of the poetic bereavement traces about a history of a nation edified in accordance with occidental conventions. Ea Sola plays with her french and vietnamese identities, she decomposes and muddles up the scenic identities. The researcher watches the cultural phenomenon and describes it. How does theory come out? And why? Through these four choreographies, the researcher composes an auto-critic of epistemological analysis, he mixes his social identities, he opens his researches on his cultural and intimate past, on other choreographic universes, on political and aesthetic theories, and he confronts with some ethnocentric implications of dance theories. Foreigner’s figures appear on stage, in bodies that modify continually their human and mythic, animal and organic image. In the analysis, foreigner means immigrant, intruder and stranger. « Foreign identifications » emerge as elements of a theoretical process in order to deal with the figure of the ‘other’ in dance, and besides, to change the researcher’s point of view.