Utilisation du midazolam dans les services de cliniques du CHU de Grenoble : étude rétrospective et analyse des pratiques / Mathilde Giroud ; sous la direction de Guillemette Laval

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Midazolam

Anxiété -- Chimiothérapie

Analgésie

Soins palliatifs

Médecine clinique -- France -- Grenoble (Isère)

Éthique médicale

Classification Dewey : 610

Laval, Guillemette (1956-.... ; médecin) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Lebeau, Jacques (1946-.... ; chirurgien) (Président du jury de soutenance / praeses)

Université Joseph Fourier (Grenoble ; 1971-2015) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Résumé / Abstract : Introduction: Le midazolam est un produit de choix dans certaines situations palliatives avancées. Encore méconnu et représentatif de cause prématurée de mort, il nous a paru important de réaliser une enquête au CHU de Grenoble sur les pratiques des médecins hospitaliers concernant le midazolam et ses modalités d’utilisation. Objectif principal : Déterminer la fréquence et les modalités d’utilisation du midazolam au CHU de Grenoble. Méthode : Une enquête rétrospective sur 3 semaines a été réalisée du 1 au 21 mai 2011, hors services de réanimation, blocs opératoires et pédiatrie, à l’aide d’un questionnaire permettant d’analyser les caractéristiques des patients sous midazolam et d’interroger les médecins sur leur pratique hospitalière dans l’utilisation de ce médicament. Résultats : 28 médecins de 28 unités différentes ont été interrogés sur leur pratique et 44 patients sur 1323 ont fait l’objet d’une prescription de midazolam sur la période concernée. La prévalence d’utilisation du midazolam dans les services concernés est de 3.3%, dont 2.8% pour l’anxiolyse et 0.8% pour la sédation. Les principaux services concernés sont l’onco-hématologie et l’USP avec un taux de prévalence de la sédation allant de 3.3% à 6% dans ces services. Les principaux symptômes réfractaires ayant conduit à sa prescription sont par ordre de fréquence: l’anxiété (36/44: 81.8%), la dyspnée (16/44: 36.4%), la confusion (13/44 : 29.5%), la douleur (12/44 : 27.3%), la souffrance psycho-existentielle (12/44 : 27.3%). Les représentations du midazolam sont essentiellement un arrêt des soins actifs et une cause prématurée de mort. Conclusion : Le midazolam semble être utilisé à bon escient et de manière conforme aux données de la littérature avec probablement une sous estimation de la pratique de la sédation par une difficulté pour le clinicien à bien distinguer anxiolyse et sédation. Des améliorations doivent être apportées dans l’information, le recueil du consentement du patient et les prises de décisions en équipe, indispensables pour la sédation qui impose une réflexion éthique entre les différents acteurs de santé.