Dispersi sunt lapides sanctuarii : la reconstruction des églises de Meurthe-et-Moselle après la Première Guerre Mondiale (1918-1933) / Nicolas Padiou ; sous la direction de Jean-Michel Leniaud et Karl-Siegbert Rehberg ; présidente du jury Annette Becker

Date :

Editeur / Publisher : [s.l.] : [s.n.] , 2010

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Églises -- France -- Meurthe-et-Moselle (France)

Dommages de guerre -- Indemnités -- France -- Meurthe-et-Moselle (France)

Guerre mondiale (1939-1945) -- Réparations de guerre -- France -- Meurthe-et-Moselle (France)

Leniaud, Jean-Michel (1951-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Rehberg, Karl-Siegbert (1943-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Becker, Annette (1953-....) (Membre du jury / opponent)

École pratique des hautes études (Paris). Section des sciences historiques et philologiques (Autre partenaire associé à la thèse / thesis associated third party)

Technische Universität (Dresde, Allemagne). Fakultät des Sprach-, Literatur- und Kulturwissenschaften (Organisme de soutenance / degree-grantor)

École pratique des hautes études (Paris) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Résumé / Abstract : Après la séparation des Eglises et de l'Etat (1905), les communes françaises n'étaient plus autorisées à financer la construction de nouvelles églises ou à assumer les grosses réparations des églises qui leur appartenaient déjà. Face aux critiques des catholiques, l'Etat a classé de nombreuses églises comme monuments historiques pendants les années 1905-1914, permettant ainsi aux communes de les entretenir pour des raisons patrimoniales et plus culturelles. Investies d'une forte dimension nationale, les églises ont joué un rôle très important dans la propagande de guerre des différents pays belligérants en 1914-1918. Contrairement à ce qu'affirmait la propagande française, les églises ne semblent pas avoir fait l'objet d'un acharnement particulier de la part des armées allemandes. A l'issue du conflit, l'Etat français a mis en place un système d'indemnisation des dommages de guerre très complexe. Pour compléter ce système, le chanoine Emile Thouvenin a fondé en 1919, une coopérative de reconstruction dans chaque commune détruite du département de Meurthe-et-Moselle. Avec l'appui de la préfecture, il a créé, en 1921, une coopérative vouée à la reconstruction des églises du diocèse de Nancy; Cette coopérative oeuvre souvent en marge de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat et de la loi sur les dommages de guerre. L'initiative du chanoine Thouvenin n'avait cependant pas pour but de contourner la législation en vigueur: il s'agissait surtout d'accélerer le processus d'indemnisation des dommages et d'approbation des projets de reconstruction des églises. L'implication des autorités officielles dans la reconstruction des églises avait par ailleurs l'avantage de rendre à l'Eglise une partie de son rôle d'instituion officielle. Lors des cérémonies de consécration des églises reconstruites, les élites civiles et religieuses de Meurthe-et-Moselle se sont constamment attachées à perpétuer l'esprit de l'Union sacrée, même pendant le Cartel des Gauches (1924-1925) marqué par un regain d'anticléricalisme. Par ailleurs, le chanoine Thouvenin s'est plus intéressé aux aspects: certaines d'entre elles sont des copies conformes des édifices néo-romans ou néogothiques d'avant-guerre, d'autres apparaissent résolument modernes