Les écoles congréganistes dans le département du Nord sous le Second Empire / Richard Hemeryck ; sous la direction de Bernard Menager

Date :

Editeur / Publisher : [S.l.] : [s.n.] , 2006

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Ordres monastiques et religieux chrétiens -- Éducation -- France -- Nord (France) -- 19e siècle

Religion et éducation -- France -- Nord (France) -- 19e siècle

France -- 1852-1870 (Second Empire)

Ménager, Bernard (19..-.... ; historien) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Université Charles de Gaulle (Lille ; 1971-2017) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Résumé / Abstract : Dans le département du Nord, sous le Second Empire, le nombre des écoles congréganistes croît plus particulièrement dans les années 1850, plus lentement ensuite. Elles répondent en partie aux besoins manifestés des salles d'asile à l'enseignement primaire supérieur. Beaucoup sont communales, mais certains conseils municipaux, des bienfaiteurs et des religieux, souhaitent conserver la liberté relative de l'école privée souvent subventionnée. Une majorité est d'abord favorable aux écoles congréganistes pour divers motifs : religieux, moraux, scolaires, financiers. Puis une minorité agissante se dresse contre la main mise cléricale sur l'enseignement primaire. Cette opposition aboutit à quelques laïcisations dont celles de Lille en 1868. Les congrégations enseignantes sont incapables de fournir tous les religieux nécessaires pour répondre aux demandes. Le maximum de la congréganisation n'a pu être atteint. Le bilan scolaire est positif. Directement ou indirectement, les religieux ont aidé au développement de l'enseignement primaire dans le département et permis de gagner plusieurs années sur ce qu'il était possible d'espérer. Leur pédagogie critiquée, évolue du fait de la concurrence et des inspections. Le bilan religieux est beaucoup moins intéressant. L'école primaire élémentaire semble avoir formé assez peu de chrétiens dans les zones déjà sécularisées. Seule, l'activité post-scolaire (les patronages) et le primaire supérieur ont permis de conserver et même de développer la foi parmi les jeunes fréquentant librement ces réunions et les pensionnats