Le doux barbare : la résistance noire chez Jorge Amado / Edivaldo Conceicao Santos ; sous la dir. de Juliette Vion-Dury.

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Amado -- Jorge -- 1912-2001 -- Thèmes, motifs

Noirs -- Salvador (Brésil)

Vion-Dury, Juliette (19..-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Université de Limoges. Faculté des lettres et sciences humaines (Autre partenaire associé à la thèse / thesis associated third party)

Université de Limoges (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Résumé / Abstract : La présente étude : "Le doux barbare : la résistance noire chez Jorge amado" entreprend de répondre à la question qui est le noir dans l'oeuvre de Jorge Amado ?, en analysant la manière dont l'écrivain représente et rend visibles les pratiques culturelles du peuple noir de Bahia, notamment dans les romans comme "Jubiaba", "Bergers de la nuit" et "La Tente des miracles". Ces pratiques sont comprises comme des formes de résistance contre la culture hégémonique. Dans les récits analysés, les pratiques culturelles des Afro-descendants sont analysés à la lumière des notions de "peuple" et de "culture populaire", présentées dans leur historicité. Cette réflexion sur les formes de résistance noire se nourrit de l'apport des champs de connaissances de l'ethnologie, de l'anthropologie et de la sociologie. Elle s'appuie également sur les contributions des historiens qui ont analysé les rébellions noires au Brésil. La compréhension de la représentation du Noir chez Jorge Amado est alors éclairée par la méthodologie propre aux études imagologiques et géocritiques. En effet, les tensions sociales, dramatisées dans "Jubiaba", "Bergers de la nuit" et "La Tente des miracles", sont abordées comme des conflits qui se manifestent dans la périphérie, elle-même comprise comme espace de préservation et d'affirmation des identités de la Ville Noire de Bahia. Dans cet espace où le dialogisme culturel se fait présent, la solidarité, le langage et la diversion - à travers la samba et la capoeira - marquent leur place propre et caractéristique au sein de la société bahianaise.