La position dominante de la politique monétaire allemande et son impact sur les fonctions de réaction des principales banques centrales européennes : 1979-1997 / José Maria Cunha Monteiro ; sous la dir. de Jean-Jacques Rosa

Date :

Editeur / Publisher : [S.l.] : [s.n.] , 2000

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Banques centrales -- Pays de l'Union européenne

Politique monétaire -- Allemagne

Système monétaire européen

Politique monétaire -- Modèles économétriques

Classification Dewey : 332.46

Rosa, Jean-Jacques (Directeur de thèse / thesis advisor)

Institut d'études politiques (Paris) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Résumé / Abstract : Les travaux empiriques qui estiment les fonctions de réaction des banques centrales européennes sont très rares et surtout peu concluants. C'est en m'intéressant au problème de l'estimation des fonctions de réaction en Europe qu'il m'est alors paru important d'étudier la cause de cet apparent insuccès empirique. Appuyé sur les expériences diverses des principales banques centrales européennes, et muni d'un instrument de recherche aujourd'hui largement reconnu, la méthodologie VAR, j'ai voulu démontrer que les comportements atypiques de certaines banques centrales européennes, notamment ceux participant au mécanisme de taux de change du SME, résultent d'un phénomène particulier : la position dominante de la politique monétaire allemande au sein du SME. La stratégie de test de cette hypothèse de départ peut se diviser en trois étapes : dans la première étape, j'ai estimé la fonction de réaction de la Banque de la Hollande, de la Banque de France, de la Banque d'Italie et de la Banque d'Angleterre, et j'ai analysé l'impact de la politique monétaire allemande dans ces fonctions de réaction ; dans la deuxième étape, j'ai évalué la réaction de la Bundesbank aux chocs dans la politique monétaire des autres pays considérés ; dans la troisième étape j'ai analyse la causalité entre les politiques monétaires des divers pays et celle de la Bundesbank. Les résultats économétriques obtenus ont démontré que l'hypothèse de la position dominante de la Bundesbank est, sans ambiguïté, l'élément explicatif prépondérant des politiques monétaires hollandaise, française et italienne. Par contre, la fonction de réaction de la Banque d'Angleterre confirme l'indépendance de cette banque centrale vis-à-vis de la politique monétaire allemande alors que la fonction de réaction de la Bundesbank permet de constater l'insensibilité de la politique monétaire allemande aux chocs provenant des politiques monétaires des autres pays considérés.