Zâhedân, croissance d'une ville du sud-est de l'Iran / Esfandyar Bandarian ; sous la direction de Marcel BazinN

Date :

Editeur / Publisher : [S.l.] : [s.n.] , 1999

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Urbanisation -- Iran

Population -- Iran

Bazin, Marcel (1944-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Université de Reims Champagne-Ardenne (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Résumé / Abstract : La ville de Zāhedān est le chef-lieu de la province du Sistan et Baloutchistan. Elle est située au sud-est de l’Iran et niche dans une région-montagneuse marquée par un climat de type désertique. La ville est créée au temps de la domination coloniale anglaise sur l'empire des indes, lors de la première guerre mondiale, elle va prendre un essor considérable. Alors qu'en 1956, la population de cette ville n'est que de 17 0.00 habitants, 40 ans plus tard soit en 1996, elle en compte 427 661. Peu de ville ou centres urbains peuvent se prévaloir d'un tel taux démographique dans un tel laps de temps et dans une période de marasme. Les principaux facteurs de croissance de la population et de l'extension spatiale de la ville ont été générés par d'autres facteurs de nature socio-politique et culturelle. D'abord l'importance de la situation géographique de Zāhedān par rapport à l'état central iranien. Les populations des tribus nomades, jadis éparpillées, se sédentarisent ; il s'en suit une amélioration de leur niveau de vie et une participation plus accrue à la vie socio-économique de l'agglomération. Ensuite, la fonction administrative et commerciale qui a fixé les populations, la moindre des activités n'était pas la contrebande sous toutes ses formes. Ces activités ont eu pour conséquence d'attirer dans cette région nombre de migrants intérieurs et même extérieurs du pays, à l'exemple des refugiés afghans dont le nombre s'élève a plus de 100 000 habitants. Une élévation du taux de fécondité de la femme locale traditionnelle, notamment marquée par son analphabétisme et des considérations tribales. C'est cette catégorie de population qui semble majoritaire dans la structure de la population urbaine. Le taux de croissance naturelle a continué à se stabiliser au-dessus de 3,5 % alors que le taux de mortalité, du fait de l'amélioration des conditions sanitaires et hygiéniques, a reculé ces dernières années de manière notable. De ce travail, il s'est dégagé un constat : bâtir une ville dans un milieu désertique comporte un nombre croissant de problèmes et de préoccupations qui peuvent mettre en danger l'existence même de la ville.