Musique ouïgoure et collectes musicales en Chine / Sabine Trebinjac ; sous la direction de Éric de Dampierre

Date :

Editeur / Publisher : [S.l.] : [s.n.] , 1994

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Musique ouïgoure -- Critique et interprétation -- Chine

Musique -- Aspect politique -- Chine

Composition (musique) -- Chine

Dampierre, Éric de (1928-1998) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Université Paris Nanterre (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Relation : Musique ouïgoure et collectes musicales en Chine / Sabine Trebinjac ; sous la direction de Éric de Dampierre / Villeneuve d'Ascq : Atelier national de reproduction des thèses , 1994

Résumé / Abstract : Grace aux récits anciens (depuis le IIe a.c.) et aux prescriptions modernes (jusqu' aux textes contemporains post-maoïstes), le rôle primordial accorde au domaine musical et à la musique qui doivent être respectivement considérés comme un champ symbolique politique et un emblème, a été mis en évidence : la musique est en chine une affaire d'État; elle est un outil aux mains des gouvernants qui est utilisé tant pour mènera bien leur politique que pour juger des bienfaits de leur action gouvernementale. L'importance des affaires musicales était telle que la mise en place d'institutions leur était consacrées s'avère nécessaire. L'histoire de ces divers "bureaux de la musique" qui se sont succédé a été reconstituée; leur organisation interne et leur place au sein de l'État ont été analysées. Il est alors apparu qu'a toutes les époques, ces institutions ont été importants tant par le nombre de fonctionnaires qu'elles rassemblent que par leur place dans la hiérarchie institutionnelle puisqu' elles sont liées aux plus hautes instances étatiques. Ces institutions avaient et ont encore pour tâche essentielle de collecter les musiques de tout l'empire, de les modifier avant de les rediffuser dans l'ensemble du pays; autrement dit, de fabriquer du "traditionalisme d'État". Puis parce que la réécriture musicale est inhérente a la collecte, on a cherché à établir un "livre de recettes" de la réécriture à travers l'exemple de la musique ouïgoure qui représente une des traditions musicales la plus éloignée de la tradition chinoise. Enfin, suite à un essai de formalisation de la réécriture, une théorie sur le traditionalisme d'État clôt l'étude.

Résumé / Abstract : Ancient rescripts (since the 2nd century b.c.) and modern regulations (up to post Maoist texts) are used to prove the primordial role of the musical domain and of music itself, which must be treated respectively as a political symbolic field and as an emblem. In china music is an affair of state - a tool employed by governors to realize their policies and to proclaim the benefits of their rule. So important were musical affairs that special institutions devoted to them were deemed necessary. The history of several successive "bureau of music" is reconstructed: their internal organization as well as their position within the state is analyzed. It thus becomes clear that these institutions were important in all periods, both in the number of officials they employed as their position in the institutional hierarchy (as they are linked to the highest authorities of the state). The essential task of these institutions was, and still is, to collect the musics of the whole empire and to redisseminate them throughout the country - in other words, to create a "state traditionalism". Then, because musical rewriting is inherent in collecting, a kind of "recipe book" of rewriting is attempted through the example of Uyghur music, which is one the most distant musical traditions from the Chinese one. Following an essay formalizing musical rewriting, the dissertation concludes with a model theory of state traditionalism.