La Petite doctrine pédagogique de la Monarchie de juillet (1830-1840) / Christian Nique ; sous la direction de Louis Legrand

Date :

Editeur / Publisher : [S.l.] : [s.n.] , 1987

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Enseignement -- Réforme -- France

Administration scolaire -- France

Sciences de l'éducation -- France

Éducation -- France -- Histoire -- 19e siècle

Enseignement primaire -- France -- 19e siècle

Legrand, Louis (1921-2015) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Université Louis Pasteur (Strasbourg) (1971-2008) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Relation : La Petite doctrine pédagogique de la Monarchie de juillet : 1830-1840 / C. Nique / Lille : Atelier national de reproduction des thèses , 1988

Résumé / Abstract : Après la Révolution de Juillet, les conditions sont réunies pour un développement de l'instruction primaire. Les partisans du monde mutuel d'enseignement, liés à la nouvelle majorité politique, espèrent jouer un rôle central dans ce développement. Ce n'est pourtant pas ce qui se passera. C'est au contraire l'enseignement simultané, concurrent de l'enseignement mutuel, qui s'impose peu a peu. En 1840, sa suprématie est irréversible. Ce phénomène, imprévisible en 1830, est dû à l'action acharnée de Paul Lorain contre le mode mutuel. Lorain considère que celui-ci n'est pas adapté à la réalité des écoles françaises (dont l'effectif serait trop faible), et n'apprécie pas qu'une association (la société pour l'instruction élémentaire, qui depuis 1815 prône l'utilisation du mutuel) cherche à imposer sa loi et se comporte en état dans l'état. Nommé par Guizot à la tête du journal du ministère, Lorain s'emploie à critiquer les écoles mutuelles. Mais la majorité politique, largement anticléricale, n'est pas prête à adopter le mode simultané, qui n'est autre que celui des Frères des écoles chrétiennes. Aussi Lorain publie-t-il une "méthode simultanée", qui doit pouvoir remplacer les deux modes. Guizot, auteur d'une loi sur l'instruction primaire moins "libérale" que ce que promettait 1830, réglemente minutieusement l'organisation scolaire, mais ne se prononce pas sur le mode d'enseignement. En réalité, il apporte un soutien implicite à l'action de Lorain. C'est que, bien qu'il existe d'autres doctrines disponibles, la méthode simultanée est conforme à son souci de moralisation du peuple. La petite doctrine

Résumé / Abstract : After the revolution of july 1830, it seemed that the conditions were favorable to the development of primary education. The supporters of the monitorial system who stood up for the new political majority expected to play a prominent part in that development. Such was not the case. On the contrary it was the simultaneous system, a rival to the monitorial system, which gradually took precedence. By 1840 its supremacy was established. The phenomenon which could never have been anticipated ten years before was due to the stubborn fight carried on by paul lorain against the monitorial system. He considered indeed that such a method was totally unsuited to french schools (owing to the small number of pupils involved). Moreover he disliked the fact that an association like the society for elementary education (which had been advocating the monitorial system ever since 1815) should lay down the law like a state in the state. Paul Lorain, appointed by guizot himself head of the official publication of the ministry, criticized the monotorial schools actively. But the political majority, who were mostly anticlerical, were not ready to adopt the simultaneous system which happened to be that of the friars in charge of the catholic schools. This is why lorain published his own "simultaneous method" intended to replace the other two. Guizot, as the author of a law on primary education, far short of 1830 expectations