Cellules nourricières et accroissement de l'ovocyte dans l'ovaire imaginal de Tenebrio molitor (Coléoptère) / Michel Chaminade

Date :

Editeur / Publisher : [Lieu de publication inconnu] : [éditeur inconnu] , 1981

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Ténébrionidés

Ovogenèse

Biosynthèse

Insectes -- Reproduction (biologie)

Cytochimie

Microscopie électronique

Ultrastructure

Lender, Théodore (Président du jury de soutenance / praeses)

Université Paris-Sud (1970-2019) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Université de Paris-Sud. Faculté des sciences d'Orsay (Essonne) (Autre partenaire associé à la thèse / thesis associated third party)

Résumé / Abstract : Dans les trophocytes ovariens de Tenebrio, la morphologie et la cytochimie ultrastructurales montrent que le noyau présente une chromatine dense très abondante. Le système nucléolaire, particulièrement développé est étroitement imbriqué aux masses de chromatine dense. Deux phénomènes peuvent permettre d'aboutir à cette morphologie : l'endopolyploïdie et/ou l'amplification génique. Le cytoplasme des trophocytes est caractérisé par la présence d'émissions nucléaires et celle de très nombreux ribosomes : ces cellules semblent différenciées pour la synthèse d'ARN. Les expériences d'injections d'uridine tritiée montrent que le taux moyen de l'incorporation augmente au début de la vie imaginale puis se stabilise. Nous avons été amené à conclure que la synthèse des ARN par les trophocytes s'effectue selon deux phases successives : la première correspondrait à la prévitellogenèse dans les ovocytes terminaux et la seconde à la vitellogenèse dans ces mêmes ovocytes. Du point de vue biochimique, l'utilisation des techniques de chasse nous a permis de montrer que l'apparition des précurseurs ribosomiques 38 S et 32 S précède celle des ARN 28 S et 18 S, qui sont progressivement transférés dans le cytoplasme. La maturation du petit ARN 18 S est plus précoce que celle de l'ARN 28 S : alors qu'un cycle total de synthèse dure environ 6 heures, l'ARN 18 S est déjà présent dans le cytoplasme et même au niveau des ponts cytoplasmiques après 1 heure d'incorporation. Au niveau des follicules ovariens, l'évolution des cellules folliculeuses a été suivie; elle semble étroitement liée à la croissance ovocytaire. Pendant cette période, la réplication de l'ADN (due à un phénomène d'endopolyploidie) ainsi que la synthèse d'ARN sont pratiquement constantes. Contrairement aux cellules nourricières, ces cellules possèdent un ergastoplasme bien développé. Cependant, nous n'avons pas obtenu de preuves d'un rôle direct des cellules folliculeuses dans la croissance ovocytaire. L'épithélium folliculeux est constitué de cellules « sombres » et « claires », cette différence d'aspect étant peut être reliée à des niveaux différents d'activité sécrétoire. Au cours de l'accroissement, l'aspect morphologique de l'ovocyte se modifie. Le nucléole initial, "vacuolisé", évolue au cours du développement : il se scinde en nucléoles secondaires caractéristiques, pendant que la vésicule germinative s'organise. Les expériences d'injections d'uridine tritiée montrent que le noyau des ovocytes incorpore fortement le précurseur pendant toute la vitellogenèse. Cette activité ne parait pas liée au nucléole, mais plutôt aux chromosomes. D'après nos observations nous avons pu émettre l'hypothèse d'une synthèse intranucléaire d'ARN messagers dans les ovocytes. La recherche biochimique de la nature des ARN présents dans le vitellarium montre qu'il s'agit principalement d'ARN ribosomiques identiques à ceux des cellules nourricières. Cependant, la maturation de l'ARN 18 S apparait presque simultanée à celle de l'ARN 28 S dont la maturation est plus rapide que dans les cellules nourricières. L'étude des variations de l'activité spécifique des ARN ribosomiques montre que celle-ci décroit pendant les 6 premières heures. L'augmentation qui suit cette période traduit l'accumulation d'ARN ribosomiques dans le cytoplasme des ovocytes. A l'intérieur du cytoplasme ovocytaire, il est possible de distinguer deux régions : une région centrale, en continuité avec le cordon nourricier est riche en ribosomes et en ergastoplasme. La seconde région, périphérique, est pauvre en organites. En fin de prévitellogenèse, de petits globules APS positifs - expression probable d'une vitellogenèse endogène - apparaissent à la périphérie de la zone centrale. Le dépôt du vitellus exogène commence ensuite très rapidement à la périphérie de l'ovocyte, au niveau des microvillosités. Les analyses biochimiques des ovocytes en vitellogenèse ont permis d'identifier deux fractions glucidiques (dont une fraction glycogénique) et trois fractions protéiques dont deux sont présentes dans l'hémolymphe. […]