Le pouvoir et les livres scolaires au XIXe siècle : les commissions d'examen des livres élémentaires et classiques, 1802-1875 / Alain Choppin ; sous la direction d'Antoine Prost

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Manuels d'enseignement -- Édition -- France -- 19e siècle

Manuels d'enseignement -- France -- Aspect politique -- 19e siècle

Prost, Antoine (1933-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Relation : Le pouvoir et les livres scolaires au XIXe siècle : les commissions d'examen des livres élémentaires et classiques (1802-1875) / Alain Choppin / Lille : Atelier national de reproduction des thèses , 1990

Résumé / Abstract : Symbole de l'institution scolaire, le manuel constitue un enjeu, polarisant des intérêts d'ordre pédagogique, politique, culturel, financier. Dès la période révolutionnaire, l'administration se préoccupa de sélectionner ces ouvrages et de contrôler leur introduction dans les classes. Mais l'action de l'état ne s'opéra pas de manière uniforme tout au long du XIXème siècle : la règlementation varia fréquemment et si elle évolua globalement dans un sens libéral, cette évolution ne fut pas linéaire. Ce contrôle s'exerça tantôt a priori, tantôt a posteriori ; les pouvoirs publics hésitèrent sur les procédures à mettre en œuvre: composition de manuels "officiels", sélection par voie de concours, recours à des commissions d'examen. En abandonnant conception et fabrication au secteur privé, ils rendirent l'application de la réglementation de plus en plus difficile et illusoire. Mais, bien qu'elle ne fut pas toujours efficace, l'intervention de l'état contribua à modifier considérablement et durablement l’édition scolaire française, en faussant le jeu de la libre concurrence et en favorisant, tantôt volontairement, tantôt involontairement, la concentration géographique et économique des entreprises, confortant ainsi l'hégémonie parisienne.

Résumé / Abstract : Schoolbooks have always been a symbol of the educational institution, consequently, a lot of pedagogical, cultural, political and financial interests have focused on them. So much has always been at stake that as soon as the revolutionary period the administration in charge took great care in choosing the books destined to students and in controlling their introduction in the different schools. But the action of the state wasn't effected in a uniform way all along the XIXth century: rules often changed. Even if they became more and more liberal, the evolution was not a linear one. On one hand, the authorities performed their control sometimes a priori, sometimes a posteriori; on the other hand, they hesitated on the various means of selection they could use: making "official" books, selection among competing editors or specially constituted committees. As they left the conception and making of schoolbooks to private business, ruling became more and more difficult and illusory. But, although it wasn't always efficient, the interference of the public authorities contributed to change the french schoolbook industry by breaking the rules of free competition and favouring, willingly or unwillingly, geographical and economical concentration.