La mort dans le théâtre de Montherlant / Djamchid Pezechkian ; sous la direction de Michel Autrand

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Catalogue Worldcat

Montherlant -- Henry de -- 1895-1972 -- Oeuvres -- Théâtre (genre littéraire)

Autrand, Michel (1934-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Université Paris Nanterre (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Relation : La Mort dans le théâtre de Henry de Montherlant / Djamchid Pezechkian / Lille : A.N.R.T , 1989

Résumé / Abstract : Dans l'œuvre dramatique de Montherlant, la mort est plus qu'un thème. Elle constitue : -une prise de conscience (L'avant-mort: première partie); -une sorte d'héroïsme (la mort volontaire: deuxième partie); -une éthique et une esthétique dramatique (la mise à mort: troisième partie); -un compromis entre la libido et l'instinct de mort (la pulsion de mort: quatrième partie); -une philosophie, ou plutôt une vision du monde (la mort au monde: cinquième et dernière partie). La mort éventuelle ou imminente de soi ou de l'autre, est pour Montherlant et ses personnages l'occasion d'une prise de conscience pouvant aller jusqu'à une sorte d'illumination susceptible de déboucher sur une philosophie. La mort volontaire (une espèce de suicide) révèle une sorte d'héroïsme. La mise à mort répond à des impératifs éthiques (surmoi) impliquant une esthétique (inspire du rituel tauromachique). "La pulsion de mort" et la libido se dévoilent réciproquement. Chez Montherlant la libido "fonde l'existence face au néant" ("plutôt le non-être que le non plaisir"), l'image héroïque qu'il se forge de de lui-même (grâce à l'écriture) également: "je n'ai que l'idée que je me fais de moi pour me soutenir sur les mers du néant." la libido montherlantienne va jusqu'au pansexualisme et la bestialité pasiphaesque (cf. Pasiphae) afin de déculpabiliser au passage l'homosexualité. Mais Montherlant échoue dans sa tentative "dionysiaque" et nietzscheenne de se situer au-dessus du bien et du mal, au-dessus des normes. Faute de normes, de modèle concret, ni l'image virile qu'il se fait de lui-même, ni son "libertinage" ne peuvent longtemps le "soutenir sur les mers du néant". D'ou son

Résumé / Abstract : In montherlant's drama, death is more than a theme. It is: -an awarness (the beforedeath: first part); -a form of heroism (the wanted death: second part); -an ethic and a theatrical esthetic (the putting to death: third part); -a compromise between the libido and the death instinct (the drive of death: fourth part); -a philosophy or rather a vision of the world (the mystic death: fifth and last part). The eventuality of an imminent death of self or other, can result to a kind of enlightment which can potentially become a philosophy. The wanted death (a sort of suicide) reveals heroism. The putting to death is the answer to an ethical requirement (super-ego) that implies an esthetic (inspired by bullfighting ritual). The drive of death and the libido unveiled each other. In montherlant the libido creates the existence facing the nothingness ("rather the no-being than the no-pleasure") and his heroical image too (created by montherlant from himself through the act of writing): "facing oceans of nothingness, my only support is the image that i created of myself." the montherlant's libido goes as far as pansexualism and the pasiphaesian bestiality (pasiphae) in order to free from guilt of homosexuality. But montherlant fails in his "dionysiac" and nietzschean attempt to put himself above the good and the evil, above the norms. In absence of norms and a concret model, neither the male image that he made from himself, nor his "libertinage" are not able to support him on oceans of nothingness.