Mon vrai nom est Elisabeth : enquête sur le double fantôme / Adèle Yon ; sous la direction de Antoine de Baecque et de Antonio Somaini et de Olivia Rosenthal

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Cinéma et littérature

Psychiatrie -- Histoire

Classification Dewey : 700.1

Baecque, Antoine de (1962-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Somaini, Antonio (1968-.... ; philosophe) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Rosenthal, Olivia (1965-....) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Guillemain, Hervé (1969-.... ; historien) (Président du jury de soutenance / praeses)

Delpeux, Sophie (1975-....) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Artières, Philippe (1968-.... ; historien) (Rapporteur de la thèse / thesis reporter)

Boudier, Marion (1980-....) (Membre du jury / opponent)

Université Paris sciences et lettres (2020-....) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

École doctorale Lettres, Arts, Sciences humaines et sociales (Paris ; 2010-....) (Ecole doctorale associée à la thèse / doctoral school)

Équipe d'accueil SACRe - Sciences, arts, création, recherche (Paris) (Laboratoire associé à la thèse / thesis associated laboratory)

École normale supérieure (Paris ; 1985-....) (Autre partenaire associé à la thèse / thesis associated third party)

Relation : Mon vrai nom est Élisabeth / Adèle Yon / [Paris] : Éditions du Sous-sol , DL 2025

Résumé / Abstract : Mon vrai nom est Elisabeth. Enquête sur le double féminin fantôme, est une tentative de prendre à la racine le désir de savoir de la chercheuse en sciences humaines. Où et comment naît une question de recherche ? Parties de l’examen du motif cinématographique du « double féminin fantôme » hérité de Jane Eyre et de Rebecca, mes quatre années de recherche se sont déployées autour d’une enquête sur mon arrière-grand-mère Betsy. Déclarée schizophrène, elle a été lobotomisée en 1950 puis internée pendant dix-sept ans à l’hôpital psychiatrique de Fleury-les-Aubrais. Dans ma quête pour comprendre ce qu’elle avait vécu et pour déconstruire l’influence qu’elle exerçait sur moi, j’ai retrouvé toutes les caractéristiques du « double féminin fantôme » : l’enquête familiale a été le chemin à emprunter pour décrypter ce motif, ses origines, ses manifestations, ses effets. Parallèlement, le point de vue situé duquel sourd cette enquête m’a invitée à questionner la manière dont nous produisons nos connaissances et à expérimenter d’autres formes de savoir. Que veut dire être remuée par l’archive ? La recherche en sciences humaines peut-elle adopter la forme d'un road-trip ? Ce que la recherche nous fait est-il constitutif de nos résultats de recherche ? Qu’impose la prise en compte de l’individualité de la chercheuse à l’écriture académique ? Les questions soulevées par cette enquête m’ont in fine conduite à explorer les modalités de dialogue existantes entre posture intime et démarche scientifique. Cette recherche adopte la forme d’un raisonnement abductif, partant de l’intuition d’une question de recherche pour se relier au cours du processus à plusieurs familles disciplinaires et méthodologiques.

Résumé / Abstract : My real name is Elisabeth. Identifying with a ghost: an investigation, is an attempt to delve into the root of the researcher's desire to know in the humanities. Where and how does a research question originate? Started as an examination of the cinematic motif of the “ghostly feminine double” inherited from Jane Eyre and Rebecca, my four years of research unfolded around an investigation on my greatgrandmother, Betsy. Declared schizophrenic, she was lobotomized in 1950 and institutionalized for seventeen years in Fleury-les-Aubrais, France. In my quest to understand what she experienced and to deconstruct the influence she exerted on me, I encountered all the features of the “ghostly feminine double”. This family investigation became the path to deciphering this motif, its origins, manifestations, and effects. Simultaneously, the situated perspective from which this investigation arose invited me to question how we produce our knowledge and to experiment with other ways of doing so. What does it mean to be stirred by the archive? Can research in the humanities become a road trip? Is what research does to us constitutive of our research results? What does taking into account the individuality of the researcher impose on academic writing? The questions raised by this investigation ultimately led me to explore how the intimate stance can dialogue with the scientific approach. This research follows an abductive reasoning, starting from the intuition of a research question and connecting throughout the process to several disciplinary and methodological families.