Scénographie et cinématographie du dessin animé : de T̄oei à Ghibli (1968-1988), le parti du réalisme de Isao Takahata et Hayao Miyazaki / Stéphane Leroux ; sous la direction de Gilles Mouëllic

Date :

Editeur / Publisher : Rennes : Université Rennes 2 , 2008

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Takahata -- Isao -- 1935-2018 -- réalisateur de films d'animation -- Critique et interprétation

Miyazaki -- Hayao -- 1941-.... -- Critique et interprétation

Dessins animés -- Mise en scène -- Japon -- XXe siècle

Films d'animation -- Mise en scène -- Japon -- XXe siècle

Réalisme (cinéma) -- Japon -- XXe siècle

Animation (cinéma) -- Japon -- XXe siècle

Mouëllic, Gilles (1961-2023) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Université Rennes 2 (1969-....) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Relation : Scénographie et cinématographie du dessin animé : de T̄oei à Ghibli (1968-1988), le parti du réalisme de Isao Takahata et Hayao Miyazaki / Stéphane Leroux ; sous la direction de Gilles Mouëllic / [S.l.] : [s.n.] , 2007

Résumé / Abstract : lsao Takahata et Hayao Miyazaki se sont rendus célèbres pour leurs dessins animés, alliant une haute qualité formelle à une approche singulière du genre. À destination prioritairement enfantine, le dessin animé de long métrage, dont Walt Disney a posé les bases dès les années 30, se consacre au conte et au merveilleux, assume d'emblée une forme d'irréalité. La question du réalisme, incongrue au demeurant, est l'un des principaux enjeux esthétiques développés par les deux cinéastes japonais, plus proches de Paul Grimault que du modèle classique américain. La recherche d'une expression réaliste de l'espace et du temps, en animation, a nourri leur travail depuis leur rencontre à Tōei dans les années 60, jusqu'à la fondation de Ghibli dans les années 80. Définir et défendre la valeur du réalisme en dessin animé est l'ambition de cette thèse. Hals, prince du soleil de Takahata constitue l'avènement d'une forme de modernité en dessin animé. L'espace filmique paraît exister pour lui-même, indépendamment de faire l'objet d'un spectacle. Tout ne s'offre pas idéalement en direction du spectateur, pour son meilleur confort de vision, comme il en va du modèle classique. Derrière l'apparence d'un retour à l'évasion et à l'aventure, Miyazaki insère une part de matérialité, de temporalité quotidienne, contrastant avec des contextes imaginaires ou enchanteurs. Mon voisin Toloro, construit sur l'irruption d'un certain "naturel dans le merveilleux", est l'aboutissement d'une poésie de l'insolite - originalité fondamentale de son cinéma. Ces deux artistes démontrent que, paradoxalement, le dessin animé a besoin d'un rapport étroit au réel pour exprimer pleinement ses potentialités

Résumé / Abstract : Isao Takahata and Hayao Miyazaki achieved fame with their cartoon films by combining high formal quality with an uncommon approach to the genre. Intended mainly for children, the full length cartoon film, for which Walt Disney established the basis as far back as the 1930's, is dedicated to story tale and wonder and naturally takes on a form of unreality. The question of realism, although incongruous, is one of the principal aesthetic concerns developed by the two japanese film-makers, who are closer to Paul Grimault than to the classic american model. The pursuit of a realistic expression of space and time in animation has nourished their work, since their encounter at Toei during the 1960's and until the founding of Ghibli during the 1980's. The aime of this thesis is to define and defend the value of realism in cartoon films. Hols, sun prince (Little Norse prince valiant) of Takahata represents the succession of a modern form of cartoon film. The cinematic space seems to exist for itself, irrespective of being part of a show, everything is not aimed in the spectators direction, ideally offering the greatest comfort for vision, as with the classical model. Behind the facade of an escapism and adventure comeback, Miyazaki introduces an element of materiality and of everyday temporality which contrasts with the enchanting or imaginary context. My neighbour Totoror, built on the irruption of a certain "real life in a fantastic element", is the outcome of a poetic strangeness - the fundamental originality of his cinema. The two artists show us that, paradoxically, the cartoon film needs a close link with reality to express its potential to the full